Dans de nombreux pays, dire combien on gagne et pour qui l’on vote, c’est normal. En France : « pas de ça, malheureux ! » C’est un coup à foutre en l’air un repas de famille. Quant à parler du revenu des élus, aïe, aïe, aïe. nous approchons la limite du tabou. Que d’appréhension : « avec tout ce que l’on peut lire dans les journaux à scandales, j’espère que votre démarche n’ira pas dans ce sens. » ou, avec beaucoup de mesure : « Je ne veux pas diriger votre article, vous comprenez, mais bon… » D’autres freinent des quatre fers : « Je préfèrerais que l’on se voit. on ne peut aborder ce sujet par téléphone. » Parler d’argent et de politique, en 2009, cela continue de faire peur. en période de crise, l’appréhension d’un discrédit de l’ensemble de la classe politique se fait sentir. « il ne faudrait pas tomber dans le populisme », lâchent plusieurs élus. Lire la suite dans le Mensuel de mai
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