10 mai 2009, 00h13 (Actualisé le 10 mai 2009, 19h33). Article lu 1215 fois.
Coupe de France : en ville, l'euphorie avant la déception générale
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Les deux buts guingampais ont agi comme des coups de massue sur les supporters rennais massés sur l'esplanade Charles-de-Gaulle. (Photo Pierrick Sauvage)
Ce samedi, Rennes a vibré au rythme de la prestation des joueurs du Stade, en mission du côté de Saint-Denis. La défaite des Rouge et noir a scellé l'atmosphère de déception parmi les 30 000 spectateurs de l'esplanade Charles-de-Gaulle.
Pour son baptême évènementiel, la fraîchement goudronnée esplanade Charles-de-Gaulle, à Rennes, en a vu de toutes les couleurs. Du rouge et noir, principalement. 30 000 personnes se sont massées devant l"écran géant. Le parvis a vibré non-stop deux heures durant, jusqu’? la triste délivrance arbitrale : la défaite des Rennais a sonné le glas d'une fête pourtant bien entamée.
Fiesta puis déception
Dès l’après-midi, on sentait dans la ville un parfum de fiesta footballistique. Quelques klaxons de chanceux en partance pour Panam, des calicots couleur Stade rennais et des grappes de supporters, refaisant le match avant même qu’il n’ait commencé, ont préparé le terrain local avant le début des hostilités parisiennes. Dans la joie et la bonne humeur, parfois avinée. En fin de journée, alors que le soleil brillait toujours et que les bars commençaient à pousser les murs, l’esplanade Charles-de-Gaulle a vu déferler des hordes grossissantes de supporters tous styles confondus. Familles, jeunes, nostalgiques de la victoire de 1971, supporters-doyens, Rennais ou non, ont envahi la place et bigarré sa monochromie de béton. L’écran géant, portant bien son nom, fut au centre de toutes les attentions dès l’heure H.
Durant la première mi-temps, la domination guingampaise n'a pas entamé la ferveur des supporters. Les "Stade rennais, allez allez allez!" résonnaient sur l'esplanade parsemée de drapeaux bretons. Les esprits se sont échauffés au début de la deuxième période, jusqu'à l'ouverture du score par Bocanegra, à la 70e. Explosion de joie générale, foule en liesse, exultation... de courte durée. L'égalisation, dans la foulée, des Costarmoricains, a quelque peu refroidi l'ambiance. Et le deuxième but guingampais d'agir comme un coup de massue. La domination des joueurs de Ligue 2 a fini de saper le moral des Rennais, jusqu'au coup de sifllet final.
La victoire, indiscutable, du petit Poucet, a été plutôt bien vécue sur l'esplanade. Les Rennais ont consommé la défaite sans trop de heurts, dans la résigantion. On entendait, ç? et l? , des applaudissements lors de la remise du trophée... Et certains ont choisi, malgré tout, de prolonger la fête.