Les étangs d’Apigné, c’est un peu le "Paris plage" rennais. Du sable, de l'eau, des activités... L’été, les bords du plan d’eau situé à l’ouest de Rennes sont bondés de monde. Problème, depuis plusieurs années : les étangs d’Apigné ont le bloom. Cette micro-algue, « naturelle » selon les écologistes, pullule. Les effets : irritations, maux de ventre...
La municipalité est contrainte d'interdire régulièrement la baignade. Les interdictions coïncident avec les beaux jours. Pour faire simple, la chaleur favorise la prolifération. « De 1 000 cellules par millilitre d’eau, on passe rapidement à 100 000 », explique Luc Brient, responsable d’un laboratoire scientifique à Rennes 1.
Fini les micro-algues
Pour que les Rennais puissent se baigner aux beaux jours, la municipalité a pris le taureau par les cornes. « Si un jour, on m’avait dit que la solution serait un canasson… », rigole Yves Préault, adjoint au maire de Rennes. Pour éviter la prolifération de la micro-algue et permettre la baignade tout au long de l’été, un cheval tirant une herse est désormais chargé de retourner le sable. Objectif : aérer l’eau. « C’est une première, un test jamais expérimenté. Nous sommes sûrs que ça va marcher. Reste à savoir l’effort qu’il faudra fournir », décrit Yves Leclerc, de la société Minyvel. Dès ce week-end, la baignade est ouverte aux étangs d’Apigné. Elle sera ensuite autorisée dès le 27 juin.
B.K.
2 réactions
Cette phrase est très claire : La prolifération des algues cynaphycées ne découle pas de la pollution mais d'un phénomène naturel.
Cette phrase traite l'origine de ces algues et non ses conséquences...