Hall D12 du campus de Beaulieu. A la tribune, Bertrand Fortin, président de l’Université européenne de Bretagne, se démène pour convaincre le ministre chargé de la mise en œuvre de la relance. Patrick Devedjian écoute attentivement l’universitaire. Grâce aux 942 000 € alloués par l’Etat, le président de l’UEB, voit la mise en place de son campus numérique s’accélérer. « Nos étudiants trouvent que nos systèmes sont ringards. Il faut adapter la formation », plaide-t-il. D’ici décembre, les quatre universités bretonnes et les dix-neuf grandes écoles auront les moyens de mieux se fédérer. L’occasion pour plus de travail collaboratif, l’installation nouvelles technologies, des pratiques collaboratives, télé-amphis, du très haut débit partout...
Un projet parmi tant d’autres
Ce projet de campus numérique fait partie du plan de relance de l’Etat. Les services de l’Etat énumèrent les grandes lignes du programme. Ainsi, on y vante la nouvelle ligne de chemin de fer LGV permettant de relier Paris à Rennes en 1h30, l’entretien des routes, le soutien au milieu agricole, BTP… En tout, l’Etat projette d’injecter 147 millions d’euros en Bretagne pour relancer l’économie. Quelques 97 millions d'euros le seront fin 2009.
« Quelles ont été les difficultés ? », s’inquiète le ministre. Le silence s’installe. Personne n’ose pointer les lacunes du plan de relance. Le préfet, Jean Daubigny, s’impose. « La mise en place a été plus lente que prévue. Nous avons par exemple eu un problème de saisonnalité. Les travaux dans les cités universitaires ne peuvent s’opérer qu’en été. » Patrick Devedjian prend bonne note. Après une petite heure de discussion et quelques visites de chantier, le ministre reprend la route pour Paris. Réaliste, il assure que « le plan de relance ne va pas résoudre la crise. Ici, je vois beaucoup de signes positifs pour 2010 ».
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