Un nouveau gymnase sur le boulevard de la Liberté
En 2015, un nouvel équipement sportif verra le jour entre le boulevard de la Liberté et la place du Général-de-Gaulle, a annoncé le conseil municipal ce lundi. Situé au rez-de-chaussée de la nouvelle Cité universitaire internationnale, il palliera au déficit d'équipements sportifs dans le centre-ville de Rennes.

Zac du Général-de-Gaulle. Au rez-de-chaussée de la Cité universitaire internationale qui sera bâtie à l'actuelle place du restaurant universitaire, boulevard de la Liberté, un équipement sportif verra le jour en 2015. Fort de trois salles (un gymnase multi-sports, une salle pour les sports de combat et une petite salle pour les activités sportives douces), et d'une surface de 1 733 mètres carrés, cet équipement sera financé par la Ville pour un montant de 5,4 millions d'euros TTC, valeur livraison. Ce nouveau gymnase s'intègrera à la Cité universitaire internationale construite par Rennes Métropole. "Ce chantier est une priorité pour la Ville, assure Sébastien Séméril, adjoint aux sports. Rennes a du mal à trouver des terrains en centre-ville. Cet équipement s’adressera aux scolaires et aux particuliers." "2015, c'est loin, souffle Brunot Chavanat. Il faut pousser les feux pour que les petits équipements soient plus nombreux." Rapport approuvé à l’unanimité.

Les autres dossiers

Euro 2016. Au détour de la délibération sur la salle de sports en centre-ville, le dossier de l'Euro 2016 s'est réinvité dans les débats. "36 millions, c’est ce qu’il faudrait pour construire six stades annexe, ce serait plus de la moitié de la somme nécessaire à la rénovation du couvent des Jacobins !, interpellle Benoît Caron du groupe Union pour Rennes capitale. Il fallait construire un nouveau stade bien avant. Augmenter sa capacité était une erreur. Réfléchissez à ce que vous faites." Sébastien Séméril : "Aucun stade en France ne peut accueillir l’Euro 2016. Nous sommes sans doute la ville avec une estimation la plus basse de l’ensemble des évaluations." Daniel Delaveau a appelé à savoir "raison garder".  Le maire ajoute : "Il est hors de questions, sans contribution étatique et privée, de s’engager dans des dépenses irraisonnables. Mon objectif premier n’est pas l’Euro 2016 mais le développement et la qualité du partenariat avec le Stade rennais."

Précipitations du 30 juin et 19 septembre. "La Ville a conscience des problèmes causés par les inondations à certains Rennais. Quelques travaux seront effectués dans des secteurs particulièrement touchés, explique Marc Hervé, conseiller municipal en charge du dossier de l'eau. Mais il ne faut pas être démagogue. Nous ne pourrons pas remplacer les 700 km de canalisations pour qu'elles puissent absorber les surcharges de pluie extraordinaires." Pour l’orage du 30 juin, la Ville a reçu un avis favorable pour faire classer le déluge en catastrophe naturelle. Une demande similaire a été faite pour l’orage du 19 septembre.

Veolia. Lors de l’examen du rapport d’exercice 2008 de Veolia, un débat sur l’eau est né. Le contrat passé en 2004 avec Veolia pour l'exploitation de l'eau à Rennes prévoyait une certaine quantité d'eau consommée. Grâce aux nouveaux équipements ménagers, les Rennais achètent de moins d'eau en moins d’eau. Résultat : le chiffre d'affaires de l'entreprise serait en dessous des prévisions. En conséquence, lors d’une révision prochaine du contrat, le prix de l’eau pourrait être revu à la hausse. "Le prix de l'eau ne doit pas augmenter, prévient Bruno Chavanat. Nous ne sommes pas l? pour assurer les fins de mois de Véolia." "Le fermier prend du retard sur le renouvellement du réseau de distribution alors qu’il touche le montant alloué, ajoute Pascale Loget de Rennes Métropole écologie. En une année, ce sont quelque 746 000 € destinés aux canalisations qui ne sont pas traduits par des travaux." Ce à quoi Marc Hervé rétorque : "Nous avons investi 170 millions d’euros. Il faut bien trouver des recettes en face. On va essayer de les lisser. Ensuite, on a choisi une délégation de service public. On s’est engagés jusqu’en 2014, on ne va pas y revenir tous les ans."

Réforme de la taxe professionnelle. Pour la ville de Rennes, la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par des taxes sur les valeurs foncières et sur les valeurs ajoutées des entreprises, est une "remise en cause des acquis de la décentralisation. "Cette loi pourrait faire perdre 7 millions d'euros à l'agglomération et 3 millions à la ville de Rennes", ont annoncé les élus de la majorité.

C.S.

Mots clés : Société
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