Une salariée de l’usine Thalès de Châteaubourg, qui emploie 530 personnes près de Rennes, a mis fin à ses jours ce vendredi. L’information a été révélée le lendemain par le syndicat CFTC, majoritaire sur le site. Selon ses représentants, il s’agirait d’un suicide en lien avec les conditions de travail et la « pression » subie par la personne en question. Agée de 45 ans, elle "a été fragilisée par son expérience professionnelle, c'est clair", a indiqué à l'AFP Stéphane Loquet, secrétaire du comité d'entreprise de Thalès Châteaubourg. Par le biais d’un communiqué, la CFTC affirme avoir « ? de nombreuses reprises attiré l'attention de la direction pour que soit mis fin à la pression insupportable auxquels sont soumis les salariés de l'unité Thalès Châteaubourg. Malgré cela, la direction tardait à prendre des mesures correctives. »
Grève reconduite lundi
Un mouvement de grève spontané a été entamé ce vendredi après-midi, après que les salariés ont appris le suicide de leur collègue. Il devrait être reconduit demain, lundi, alors que le directeur général de la division aéronautique de Thales, Pierre-Eric Pommellet, est attendu sur place. Le groupe français d'électronique a annoncé ce dimanche, dans un communiqué, qu’une "cellule d'écoute et de soutien psychologique" allait être mise en place sur le site.
Débat sur les conditions de travail
Quelques semaines après le début de la polémique sur les suicides « en série » constatés chez Orange-France Télécom, ce tragique événement, si son origine est confirmée, pourrait sévèrement écorner l’image de Thalès, dont la charte éthique prévoit « une juste reconnaissance des performances » des salariés. Le débat national sur l’évolution des conditions de travail et des techniques de management s’en trouverait renforcé.
1 réaction
ces drames sont horribles et toute notre énergie doit être consacrée à les éviter. On ne va pas au travail pour souffrir. Mais les médias font aujourd'hui comme si ce phénomène était nouveau!
parler, reparler et reparler encore, surmédiatiser... n'amène rien. Il faut travailler dans la sérénité.