4 décembre 2009, 04h10 (Actualisé le 4 décembre 2009, 11h42). Article lu 538 fois.
De retour au Liberté, les Trans mélangent les genres
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Betty Bonifassi, la chanteuse de Beast, hier soir au Liberté (photo R.J.).
EN IMAGES. Jeudi soir, les Trans Musicales ont retrouvé le Liberté. Avec un "fil rouge" Europe de l'Est, une bonne acoustique et une tendance prononcée au croisement des musiques.
L’Europe de l’Est sort vainqueur de cette deuxième soirée des Trans 2009, dans l’enceinte du Liberté rénové. Avec Abraham Inc., d’abord. Un étrange mélange comme les années 2000 savent en produire, emmené par David Krakauer, musicien new-yorkais prodige, star de la clarinette et rénovateur de la musique klezmer. A ses côtés, il y avait Fred Wesley, ex-tromboniste de James Brown, et Socalled, touche-? -tout hip-hop dont la coiffure étrange évoque Einstein. Le groupe, totalement improbable, n’a eu aucun mal à faire remuer le Liberté bas. Quelques heures plus tard, en fin de soirée, ce fut au tour de Vrelo d’écarquiller les mirettes des festivaliers. En provenance de Serbie, cette chorale féminine composée de huit chanteuses accompagnées par un bassiste et un batteur a apporté une touche de folie pour conclure les hostilités, vers 2 h du matin. Et sinon à La très attendue britannique V.V. Brown a montré qu’elle possédait une bonne voix soul, mais il lui manquait un supplément d’âme pour vraiment convaincre. A l’Etage, la Canadienne Beast avait la voix ET l’âme. Impressionnante. Les Londoniens Hook and the Twin, de leur côté, ont un peu refroidi l’atmosphère, malgré leurs morceaux tranchants (trop ?) et robotiques. Quelques jours après son inauguration officielle, le nouveau Liberté a réussi son examen de passage : le lifting a été largement bénéfique et l’acoustique semble bien meilleure. La partition serait exempte de fausses notes si l’accessibilité de l’Etage avait été améliorée. La petite salle du Liberté, bâtie tout en longueur, est très difficile d’accès dès que la foule s’y amasse. Les spectateurs du fond peinent à apercevoir ne serait-ce qu’un bout de guitare. Dommage.
N.L.