Qui aurait cru à un tel scénario avant ce mardi soir à Alors que le Stade rennais est en plein boom depuis deux semaines, les hommes de Frédéric Antonetti sortent de la Coupe de France par la plus petite des portes. Géniaux vainqueurs de Bordeaux 4-2, samedi, les Bretons n'ont su se défaire Quevilly trois jours plus tard. Cette équipe n'est pourtant composée que d'amateurs évoluant dans le même championnat de CFA que la réserve du Stade rennais.
Avant la rencontre, l'entraîneur avait imploré son équipe de "faire le métier" pour se qualifier. Sur la pelouse de Rouen, Frédéric Antonetti avait même aligné son équipe type pour ce huitième de finale de Coupe de France. Cela devait ressembler à une formalité. "Si on gagne contre Quevilly, tout va très vite après. En deux matchs, nous pouvons être en finale", se projetait même Jérôme Leroy, la veille du match.
Une incroyable déroute
Menés sur un but chanceux de Beaugard à la 44e, les Rennais n'ont pas su renverser la tendance lors de la deuxième période. La défense de Quevilly n'a jamais flanché sur les attaques répétées des coéquipiers de Nicolas Douchez.
Une humiliation contre une équipe inférieure de trois niveaux... Peu de joueurs de l'effectif rennais ont connu une telle mésaventure avant ce soir. "La seule grosse désillusion que j'ai vécue dans ma carrière, c'était avec le PSG contre Clermont en 1997. Nous menions au score à un quart d'heure de la fin du match. Clermont était finalement revenu au score et nous avait ensuite éliminés aux tirs au but...", se rappelait Jérôme Leroy en conférence de presse lundi dernier. Ce mardi soir, le meneur de jeu a désormais une nouvelle anecdote désagréable à raconter.
B.K.
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