Le musée des Beaux-arts de Rennes va (enfin) rouvrir ses portes
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"La Descente de croix" de Le Brun, au premier étage du musée (photo Le Mensuel).
A partir de demain, mercredi, le premier étage du musée des Beaux-arts de Rennes accueillera à nouveau du public. Après deux ans de travaux et un lifting salutaire à un million d'euros, les œuvres retrouvent un écrin à leur mesure.
Deux ans, déj? , que la majeure partie du 20, quai Emile-Zola était fermée au public. Depuis février 2008, le premier étage du musée des Beaux-arts de Rennes, où sont exposées les collections permanentes, a bénéficié d’une cure de jouvence. A partir de demain, mercredi, les visiteurs pourront à nouveau admirer les 317 œuvres qui ornent les murs. Les travaux n’ont pas été superflus. Il s’agissait, d’abord, de mettre aux normes les installations électriques, jugées obsolètes à l’époque par la commission de sécurité. Dans la foulée, un réaménagement complet des salles d’exposition a été opéré. Le déménagement du musée de Bretagne aux Champs libres a permis un redéploiement. D’ici à mai ou juin, le cabinet de curiosités de Robien sera inauguré au rez-de-chaussée. L’accueil devrait également jouir d’une réfection. Coût total du lifting : un million d’euros. Ça valait le coup…
Puits de lumière
La muséographie du premier étage a été entièrement repensée. Des fenêtres ont été ouvertes côté patio central. Elles font office de puits de lumière et permettent la mise en valeur de l’architecture. Les éclairages ont également été repensés. Les deux espaces d’exposition (jusqu’au XIXe siècle et du XXe siècle à nos jours) sont plus clairement identifiés. Tout cela permet à La Descente de croix de Le Brun, au Paysage champêtre de Champaigne, à la Baigneuse de Picasso et autres Soulages de trôner dans un écrin digne de ce nom. Pas peu fier, le conservateur en chef Francis Ribemont ne cache pas son ambition de conférer à l’enceinte une « dimension internationale ». Reste, à l’avenir, à trouver une solution de mise en valeur pour les 1 000 œuvres encore à l’abri dans les réserves…
N.L.