10 février 2010, 16h36 (Actualisé le 11 février 2010, 13h09). Article lu 1855 fois.

Fermeture du 1929, politique de sécurité, disparition progressive des cafés-concerts... Plusieurs personnalités rennaises de la culture lancent un manifeste qui interpelle la mairie : la ville va-t-elle conserver son identité rock ?
Nouvelle unité de police pour surveiller le centre-ville de Rennes, fermeture du mythique bar Le 1929, vidéo-protection (terme politiquement correct pour désigner la vidéo-surveillance), nouvelles restrictions concernant le bruit, le tabac, législation nationale durcie sur les rémunérations des artistes... Aux yeux de certains, Rennes perdrait son côté rock et libre au profit d'un embourgeoisement latent. La suspension des subventions pour la Fédération des petits lieux de spectacle (FPLS), annoncée par le conseiller municipal Glenn Jégou dans
Le Mensuel de janvier, et à laquelle réagit David Frin, président de la FLPS,
dans notre édition de février, actuellement en kiosques, a également contribué à mettre le feu aux poudres.
La situation agace une partie des acteurs de la culture et autres citoyens rennais*. Ce mercredi, ils ont
lancé un manifeste pour dénoncer cette situation : « Nous voulons une ville rock, nous voulons une ville créative et festive. Nous voulons une ville qui vit la diversité culturelle avec intensité. Rennes, c'est nous tous », peut-on lire en conclusion de ce texte, appelé à être signé par tous ceux qui souhaitent une « autre politique municipale ». Sollicitée par
Le Mensuel pour donner son avis sur la question, la mairie de Rennes n'a, pour l'instant, pas donné suite.
E.S.
*Jean-Marie Goater, Nathalie Burel, Benoit Careil, Laurent Perraudeau, L.L. De Mars, Jean-René Courtès, David Frin...
Quand je lis ce genre de propos "Rennes accumule les problème depuis plusieurs années avec une dégrés , de violence inou௠: vol, racket, agression, insulte, viol et crime..." j'ai d'abord envie de rire tellement c'est caricatural puis de m'insurger tellement ça m'énerve car c'est bien à cause de ce genre d'exagération que Rennes doit subir escadron policiers et caméras de surveillance.
Je ne suis ni verte, ni à droite, ni à gauche quand j'écris ces lignes. Juste une citoyenne à l'aube de ses quarante ans, qui traverse Rennes nuits et jours depuis longtemps et qui n'est pas la seule, sans constater ce climat criminel évoqué plus haut.
Oui, la drogue tourne, les insultes fusent parfois, et des agressions peuvent arriver (j'aimerais d'ailleurs consulter les chiffres de leur augmentation réelle) et il faut éradiquer ce phénomène, mais certainement pas au point de ne plus sortir le nez de chez soi ou de vivre dans la peur !
STOP à la psychose nourrie par le tout sécuritaire délétère ambiant !
Pour Bric à Brac, je ne suis encartée auprès d'aucun parti mais j'appréciais le fait qu'à Rennes, on pouvait auparavant voir facilement, dans des salles à taille humaine, des groupes en tournée internationale sans devoir aller à Paris, Lyon ou Strasbourg, et que ça motivait tout un tas de groupe au niveau local, auxquels des structures comme la FPLS donnaient la possibilité de voir plus loin s'ils le souhaitaient.