À Rennes, le samedi 31 juillet 2010, 20h53.
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Rencontres
Sevenadur 2010 : «? Nous avons une vision large de la culture? bretonne »?

Philippe Ramel (photo DR).

Mercredi 24 février, la dixième édition de Sevenadur, rencontres de la culture bretonne, a commencé à Rennes. Philippe Ramel, président de l’association coordinatrice, défend une démarche d’ouverture culturelle.
Le Mensuel : Sevenadur a débuté ce mercredi 24 février et se déroulera à Rennes jusqu'au 14 mars. Cette année, on ne parle plus de Sevenadur Ar Vro. Pourquoi avoir changé le nom de l’événement à Philippe Ramel : Sevenadur ar vro signifie « culture de pays », en breton. Chacun a son interprétation du mot « pays ». Cette précision donnait parfois lieu à de longs débats pour savoir quelles limites territoriales donner à l'événement. Nous avons donc choisi de nous contenter de Sevenadur, qui signifie « culture », pour faciliter la lecture. Je voudrais aussi préciser qu'il ne s'agit surtout pas d'un « festival » mais de « rencontres. » Tout le monde peut apporter sa pierre pour que ce soit le plus riche possible. Le seul sujet que nous n'avons pas vocation à aborder est la politique.

Comment s'annonce cette nouvelle édition ?
Plutôt bien. A l'heure actuelle, la plupart des stages sont pleins. Les enfants sont très intéressés, notamment par les stages de broderie. Il reste encore des places. Il ne faut pas que les gens hésitent à nous téléphoner pour réserver.
Plusieurs expositions sont également au programme, dont une sur les cornemuses et bombardes du monde, au Parlement de Bretagne. Cela s'inscrit dans notre volonté de ramener la culture bretonne dans des lieux où elle ne se trouve pas.
Nous avons aussi travaillé avec deux associations d'étudiants, Grain de sel et Ascreb. Ils ont eu carte blanche et carte bleue, pour organiser leur fest-noz. Ils croisent les influences musicales bretonnes, rock et électro. C'est un bon exemple de rencontre des générations et des cultures.

Dans une ville comme Rennes, dite « rock », la culture bretonne, plus traditionnelle, ne souffre donc pas d'une image surannée auprès des jeunes ?
Aujourd'hui, toutes les villes se disent « rock ». Au cercle celtique de Rennes, nous avons une vision large de la culture. C'est un art de vivre. Il y a de la culture dans toutes choses. Ce qui fait l'intérêt de la culture bretonne, c'est l'identité. Nous avons un patrimoine commun : le fait d'être ensemble ici et maintenant sur une terre qui a une culture et une tradition. Nos origines propres ne font que l'enrichir. En ce sens, nous sommes complètement contemporains.

En dix ans, quelles ont été les grandes évolutions de cet événement ?
A l'origine, Sevenadur n'avait pas vocation à durer. Tout à commencé en 2000. Nous souhaitions créer des rencontres en interne, entre les ateliers du Centre celtique de Rennes. Cela pendant une semaine. Les gens étaient libres de passer de l'un à l'autre, dans un esprit de découverte. Puis, nous avons ajouté chaque année d'autres éléments. Par exemple, les balades chantées en 2004. Avec Jean-Bernard Vighetti, nous avons associé des acteurs culturels du Pays de Redon, dans l'idée d'une rencontre entre la culture rurale et le milieu urbain. Et ainsi de suite, jusqu'au programme actuel.
Notre volonté d'ouverture s'inscrit dans trois objectifs, que nous ne perdons pas de vue : aller vers de nouveaux publics pour leur faire découvrir la culture bretonne, aller vers le public jeune et les étudiants, redonner à la culture son rôle de lien social. Toutes les actions menées dans le cadre de Sevenadur, depuis dix ans, sont animées par ces volontés et ces convictions.  B.O. La programmation : http://www.sevenadur.org/joomla/
Réservations et renseignements : 02 99 54 36 45


 


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