Gérard Perron, tête de la liste Ensemble pour une Bretagne à cause. (Archives Le Mensuel)
Gérard Perron, maire d'Hennebont, repart en campagne. Pour les régionales cette fois. L'ancien prof de maths mène la liste Ensemble pour une Bretagne à gauche. Un groupe que se veut plus à gauche que la gauche.
Premier adjoint de 1983 à 1997, maire d’Hennebont depuis 1997, conseiller général du canton d’Hennebont depuis 2001. Gérard Perron, 64 ans dont 48 d’encartage au Parti communiste, n’a pas perdu le goût de la politique. Ce fils d’ouvrier des forges d’Hennebont s’apprête à s’engager dans une nouvelle bataille, celle des régionales avec le Front de gauche.
L’homme à la casquette continuellement vissée sur la tête se place en leader de la liste Ensemble pour une Bretagne à gauche. Une liste plus à gauche que la gauche qui rassemble militants sociaux, associatifs, syndicalistes, communistes, membres de la Gauche unitaire. « Nous n’avons pas créé cette liste solidaire et citoyenne pour diviser ou affaiblir la gauche, assure Gérard Perron. On se situe davantage dans une gauche combattive, de résistants face à une politique de droite. Nous agissons tout de même dans la perspective de conforter la gauche et de la renforcer. » La liste vise « au moins 5% » et « si possible plus de 10% » pour pouvoir « peser dans le débat ».
"Lutter contre la désertification"
La marque de fabrique d’Ensemble pour une Bretagne à gauche à Son opposition au traité constitutionnel européen et aujourd’hui au traité de Lisbonne. Gérard Perron et ses colistiers ne se tromperaient-ils pas d’élections à « Pas du tout, répond la tête de liste. Nous avons une ambition pour la Bretagne : faire reculer les inégalités sociales. »
Comment à « En remettant l’humain au cœur de l’économie, en inversant et régulant les facteurs économiques. » La défense de l’emploi passera, selon Ensemble pour une Bretagne à gauche, par « la création de mesures d’aide à l’emploi » mais aussi par « le contrôle des aides publiques au sein des entreprises ». Le but à « Permettre aux travailleurs d’être vigilants sur l’utilisation de ces financements. »
La défense du service public reste par ailleurs une priorité pour Gérard Perron. Cet ancien prof de maths entend lutter contre la désertification des campagnes et des villages, « notamment en centre-Bretagne ». Il demeure persuadé qu’il « ne faut pas appliquer au service public les mêmes règles que celles utilisées dans les entreprises. C’est inhumain que d’employer des critères de rentabilité. »