Les conséquences de la défaite de Bernadette Malgorn en Bretagne risquent de ne pas se faire attendre. Depuis dimanche soir, plusieurs membres de la droite régionale font courir le bruit de la création d'un groupe dissident de la majorité présidentielle au sein du conseil régional. Celui-ci serait emmené par le député finistérien Jacques Le Guen, candidat déçu à la tête de liste de la droite régionale. Depuis dimanche, le villepiniste qualifie la défaite de Bernadette Malgorn « d'historique ». C'est une « erreur de casting » a-t-il notamment répété.
"halte au feu"
Interrogé par Le Mensuel ce lundi matin, sur la création d'un éventuel groupe dissident, Jacques Le Guen ironise : « C'est fou ce que les gens peuvent raconter comme bêtises », avant de préciser « qu'aucune hypothèse n'est rejetée », mais qu'il « ne faut pas céder à la précipitation ». « Tout dépendra de la manière dont sera organisé » le futur groupe d'opposition emmené par Bernadette Malgorn tempère le villepiniste. « Il faudra que, pour une fois, on ait le droit de dire quelque chose. Cette campagne, qui s'est conclue par une défaite historique, a été menée sans que personne ne soit associé, ni sur le projet, ni sur l'organisation des choses. Si c'est pour recommencer comme cela dans la future opposition, moi, je dis halte au feu tout de suite. » Jacques Le Guen indique qu'il n'a de « leçon à recevoir de personne ». Il rappelle le score de la majorité présidentielle enregistré dans la commune où il est élu (Plounévez-Lochrist 58,06%).
Trouver deux élus
La création d'un groupe au sein du conseil nécessiterait l'union de quatre élus. Jacques Le Guen pourrait ainsi être rejoint par Joël Marchadour, numéro 6 sur la liste de Malgorn dans le Finistère. Pour les deux autres élus, les hypothèses sont ouvertes. Selon nos informations, David Le Solliec, le maire de Gourin (56), candidat tête de liste dans le Morbihan pourrait être sollicité.
KT
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