« Nous attendons de votre part une écoute plus respectueuse des collectifs qui n’ont pas le bon goût de partager toutes vos idées », s’agace le collectif des habitants de la Poterie en prologue au conseil municipal de ce lundi 7 juin. Opposée à l’urbanisation de la prairie des Matelouères, la délégation attaque la municipalité sur son manque d’écoute et de concertation.
Autre collectif à tacler la municipalité : les représentants de Hé, lecteurs à Saint-Martin !. Scandalisés par la fermeture de leur bibliothèque de quartier, ces Rennais s’énervent : « Nous avons pourtant voté majoritairement pour vous. Mais à quoi sert un élu de quartier lorsqu’une pétition de plus de 900 signatures n’est pas écoutée. »
Réseau logement 35 et le groupe Tout Rennes se noie défendent ensuite leur bout de gras. Dernier groupe d’habitants à dénoncer le manque de dialogue : quelques parents d’élèves mobilisés pour le sauvetage de l’école Kennedy de Villejean. « Laissez-nous faire notre courte intervention ! », martèlent ces Rennais, privés de parole pour avoir déposé leur demande quelques heures trop tard.
Les débats s’échauffent
Les remarques alignées par les habitants de Rennes ont le don d’enflammer les débats. Premier élu à rebondir sur les remarques soulevées : Fabrice Marzin. Le conseiller municipal MoDem dénonce à son tour le manque de concertation des élus socialistes, notamment sur le dossier de la fermeture de la bibliothèque Saint-Martin. La droite rennaise use des mêmes piques : « Les habitants ont aussi leur mot à dire. Susciter, encourager, reconnaître la capacité des habitants à être acteurs dans la ville, c’est toujours l’enjeu d’une démocratie vivante. »
Même les fidèles écologistes de l’équipe Delaveau se désolidarisent sur le vote des mutations des bibliothèques rennaises. Pas sur le fond de la délibération mais sur la forme. Le groupe Rennes métropole écologie emmené par Pascale Loget dénonce « la manière de consulter » qu’elle juge « trop techno ». Les radicaux de gauche et élus rouge et vert acquiescent silencieusement.
Les socialistes réagissent
Les élus de la majorité grincent des dents. Frédéric Bourcier, adjoint à l’urbanisme, répond au collectif des habitants de la Poterie : « En vous écoutant pour la dixième fois dans cette enceinte, en multipliant les entrevues… N’y voyez-vous pas de preuves de respect là-dedans ? » Diplomate, Nathalie Appéré, première adjointe, démine les critiques des différents collectifs : « Si les entretiens répétés, le temps passé ensemble, les échanges à la Caravane de quartiers ne comptent pas et ne signifient rien pour vous... Nous n’avons pas la même vision des choses. » Daniel Delaveau, maire de Rennes, clôt les débats : « J’ai le sentiment d’avoir écouté, d’avoir été écouté. Peut-être ne nous sommes-nous pas compris… »

Différentes associations l'avait portant sollicité, l'exécutif se méfie-t-il à présent?
Quoi qu'il en est la messe est dite malgré les propos des uns et des autres alors à quoi bon? Le débat n'existe que pour la forme pas pour les questions de fond(s)!
Prenrez les pseudo conseil de quartier, quel foutaise!
La dernière assemblée plénière a regroupé 30 personnes maxi et encore avec l'administratif et l'élue...
Les habitants ne veulent pas de ce modèle d'un autre âge qui ne correspond plus à rien. Mais la majorité, à l'instar de l'ancienne équipe('mais est-ce une nouvelle équipe d'ailleurs?) ne supporte aucun contre-pouvoir? Regardez par exemple la première adjointe et l'OSCR, tout un symbole n'est-ce-pas?
C'est ainsi qu'à Rennes tout doit rentrer dans la case et rien ne dois dépasser? Que néni! Il faut croire en l'initiative citoyenne qui se développe actuellement dans les quartiers, nombres de bonnes choses se réalisent en marge des farces de conseil de quartier! Preuve s'il en est que celle -ci à assez durée?
Vivement "la caravane des quartiers" à la Poterie, , les tomates sont prêtes!
Mais sans doute le Maître des lieux après avoir expliqué à la presse qu'il était de formation journaliste, et plus récemment qu'il était un grand nageur, va nous affirmer qu'il est un grand lecteur et que Donc on na pas de leçon à lui donner... C'est vrai, étrange Gauche que cette Gauche là...
Comment nier les effet sur la santé de la part d'élus qui le sont justement pour protéger les populations?
Quid des chartes de la ville sur les conditions d'implantation de telles technologies, de celles des pseudo conseil de quartier voire de la charte de l'environnement à valeur constitutionnelle?
Ce n'est pas l'élu en charge de ce "dossier chaud" qui va nous bercer avec 'ses intimes convictions"..
Il est donc impératif d'ouvrir un débat public sur ce sujet et de faire concerter jusqu'au plus près des territoires!