"Plus de 50% des informaticiens" de l'Education nationale devraient être en grève mardi, jour des premiers résultats du baccalauréat, ce qui pourrait perturber la remontée des données vers le ministère, et donc leur accès en ligne, selon l'intersyndicale à l'origine de l'appel.
Résultats accessibles dans les centres d'examens
En revanche, ce mouvement ne perturbera pas l'affichage des résultats dans les centres d'examens, "afin de ne pas pénaliser les élèves", a déclaré à l'AFP Fabrice Orel, secrétaire national du SNPTES-Unsa.
Les candidats au bac ont en effet plusieurs moyens de consulter les résultats, notamment par le site internet du ministère (www.education.gouv.fr <http://www.education.gouv.fr>), ou en se rendant dans l'établissement où ils ont passé l'examen.
Perturbations à Bordeaux, Nancy, Rennes, Nantes...
Les académies qui pourront connaître des perturbations sont "Aix-Marseille, Bordeaux, Nice, Nancy, Rouen, Rennes, Reims, Nantes, Poitiers, Lyon, Strasbourg, Clermont-Ferrand, Besançon", où il devrait y avoir "80% de grévistes", selon M. Orel.
L'intersyndicale, qui se dit "en conflit" avec le ministère depuis plusieurs mois, demande le retrait du "Schéma directeur des infrastructures" (SDI) qui doit s'appliquer à la rentrée.
Ce SDI prévoit le regroupements de plusieurs centres académiques (passage de 30 à 10), la suppression ou le redéploiement de 150 postes sur 5 ans (sur environ 2.000 personnes) et, selon les syndicats, à terme, "la privatisation et l'externalisation des missions informatiques".
Les services informatiques gèrent les résultats du brevet des collèges, du baccalauréat ainsi que la mutation, affectation, retraite et paie de tous les personnels, enseignants et non-enseignants.
Interrogé, le ministère de l'Education nationale a affirmé que le SDI avait pour objectif, entre autres, de "mieux répondre aux besoins des usagers" et de "mieux prendre en compte les évolutions techniques".
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