L’accident survenu ce mercredi matin, à Rennes, durant lequel un officier de police a été renversé par le conducteur d’un scooter volé, ne laisse pas indifférents les syndicats de police. Tous condamnent l’acte et demandent, en substance, une « tolérance zéro » à l’égard des personnes portant atteinte aux forces de l’ordre.
« On n’est pas rassurés »
C'est le cas de Synergie officiers, par la voix de son délégué départemental Luc Frappat. Ce dernier souhaite faire passer « un message fort » à la justice. « Nous demandons des peines exemplaires et l’instauration de peines plancher ». Les représentants des forces de l’ordre déplorent également une « recrudescence », au niveau national, des violences envers les hommes et femmes en uniforme. « Les gens qui commettent des infractions n’ont plus peur du "bleu", affirme Stéphane Chabot, secrétaire départemental d’Unité-SGP-Police-FO. » Et d’ajouter : « Les interventions sont de plus en plus difficiles. » Son collègue, Loïc Fanouillère, secrétaire régional d’Alliance, ne dit pas le contraire : « On n’est pas rassurés. Notre métier est extrêmement contrôlé. Il y a certes des comportements répréhensibles chez nous qu’il est légitime de dénoncer, mais nous avons le sentiment que les droits des victimes passent parfois avant ceux des policiers. »
Surenchère ?
Ces réactions interviennent dans un contexte de crispation nationale autour des questions sécuritaires, suite, notamment, aux incidents survenus à Grenoble mi-juillet. Au risque de provoquer une surenchère ? « Il faut être prudent, c’est sûr », tempère Loïc Fanouillère. D’autant qu’à l’échelle locale, Rennes demeure une métropole « calme », avec des chiffres d’insécurité relativement bas et peu de cas de violence envers les forces de l’ordre. « Il n’y a effectivement pas de recrudescence dans la région rennaise, confirme Luc Frappat. Mais nous ne sommes pas à l’abri de tels incidents. Aujourd'hui, on n’hésite plus à foncer sur un policier ! »
