Avec sa façade terne et abîmée, la tour du square de Guyenne, inaugurée en 1971 dans le quartier Villejean, à Rennes, semble d'un autre âge. L'intérieur de cette résidence étudiante de 304 chambres ne vaut pas mieux. « A cause du manque d'insonorisation, je sortais prendre le bus pour me reposer. On n'avait que trois douches et deux plaques de cuisson en état pour trente personnes », témoigne une étudiante, ancienne locataire d'un neuf mètres carrés à 141 € par mois.
Montage financier
« Cette tour est anachronique et d'un confort un peu spartiate », reconnaît Guy Potin, vice-président chargé du logement à Rennes Métropole et directeur d'Archipel habitat, propriétaire des murs alors. Le Crous, de son côté, gère les chambres. Malgré cet état de délabrement et contrairement à sa « voisine » Normandie, la tour ne sera pas détruite. L'investissement s'élève à « plusieurs millions d'euros », selon Guy Potin. « Il faut trouver le montage financier. Nous avons une réunion en octobre avec le Crous, on cherche des solutions. » Pour compenser son éventuelle destruction, plus de 200 logements étudiants devront sortir de terre.
La tour Normandie démolie
Quelques centaines de mètres plus loin, la tour du square de Normandie, copie conforme de la tour Guyenne, construite à la même époque sur un plan identique, est en train d'être démolie. Le chantier (603 000 € hors taxes) est en partie financé par l'État dans le cadre de la rénovation urbaine et s'achèvera en décembre. L'amiante présent dans la construction va être démantelé. Pour éviter toute dispersion de particules vers les immeubles voisins, les murs seront grignotés à la pelle plutôt que dynamités.
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