« Je travaille dans la résidence d'à côté. Je venais de descendre du bus lorsque j'ai vu une épaisse fumée qui montait. De hautes flammes s'échappaient du soupirail. Le vent d'ouest les rabattait vers notre immeuble. » Ni une, ni deux, le gardien de la résidence voisine appelle les pompiers. Il est 15 h passé ce mardi. Un incendie vient de se déclarer dans une voiture stationnée dans le sous-sol d'une résidence de quatre étages située au 270 rue de Fougères à Rennes.
« J'étais en train de fumer une cigarette à la fenêtre lorsque j'ai vu de la fumée, explique une jeune habitante. J'ai ouvert la porte du couloir pour voir d'où ça venait et s’il fallait appeler les pompiers. J’ai vu que les gens semblaient prévenus, alors j’ai fait mon sac et je suis sortie. »
Rapidement près de 70 pompiers, la police, EDF-GDF et l'élu de permanence se précipitent sur place. 51 habitants de cette résidence, composée en majeure partie d’étudiants, sont évacués par les secours. Pendant ce temps, les soldats du feu pénètrent dans le sous-sol pour circonscrire l’incendie. La voiture en flamme est située à une vingtaine de mètres de la porte d’entrée principale. Les pompiers doivent évoluer dans un espace confiné, envahi de fumée. Le feu est déclaré éteint vers 16 h 30. Les dégâts sont limités, selon le Chef des opérations de secours. La voiture est détruite et le plafond du sous-sol a pris un gros coup de chaud mais les appartements ont été épargnés. De la fumée s’est immiscée dans l’immeuble via les gaines d’aération.
Aucune victime n’est à déclarer, a également précisé le Chef des opérations de secours. Mais les pompiers doivent, à l’heure où nous écrivons ces lignes, procéder à des reconnaissances dans l’ensemble des appartements, ainsi qu’au deuxième sous-sol de l’immeuble.
L’origine du sinistre n’est pas déterminer. Des enquêteurs de Sûreté, épaulés par des techniciens de la police scientifiques, procèdent aux premières investigations.
Deux témoignages recueillis par Le Mensuel font état d’un attroupement de « six ou sept jeunes » réunis au niveau d’une des entrées du sous-sol. Ils auraient « déguerpi avant l’arrivée des pompiers. » « La porte du garage est cassée depuis plusieurs semaines, explique aussi Olivier, l’un des résidents. La seconde entrée n’est pas sécurisée. Des jeunes viennent souvent y fumer. »
