Jeudi 14, le préfet a présenté aux élus d'Ille-et-Vilaine sa première proposition de refonte des communautés de communes. Le document de travail à peine publié par LeMensuel.com, nombre de maires et présidents de communauté de communes ont haussé le ton. Daniel Cueff, président du Val d'Ille, a été le plus virulent.
« Nous avons besoin d’intercommunalités plus solides, plus fortes pour mieux répondre aux besoins de nos concitoyens : emploi, logement, transports, services et équipements publics… Voilà ce qui doit nous guider », rappelle Daniel Delaveau, président de Rennes métropole. En prologue de la séance du conseil communautaire de ce jeudi 21, le patron de l’agglomération rennaise a renouvelé un appel du pied aux élus récalcitrants.
Saint-Aubin et Val d'Ille, ciblées par Delaveau
A commencer par la communauté de communes de Saint-Aubin d’Aubigné qui « a engagé une réflexion dans l’hypothèse d’une intégration à Rennes Métropole et nous sommes prêts à les accueillir dans cette logique de solidarité. Et ce, même s’il s’agit d’une des plus pauvres communautés de communes du département. »
Nouvelle opération de drague de Delaveau. Cette fois, le patron de l'agglo rennaise a ciblé le Val d’Ille de Daniel Cueff. Le président de Rennes Métropole explique : « Les élus ont exprimé leur opposition par méfiance vis-à-vis de la capitale régionale, la crainte de ne pouvoir maintenir une logique de proximité et un a priori sur la gouvernance. Je le redis : nous avons des réponses à ces préoccupations. Le président du Val d’Ille m’a d'ailleurs redit que nous avions un destin commun à construire ! J'en suis aussi convaincu. »
Delaveau veut intégrer Châteaugiron et Liffre
Non intégrée à Rennes Métropole dans le projet du préfet, la communauté de communes de Châteaugiron a aussi été au centre des propos de Daniel Delaveau. Celui-ci attaque : « La présidente de la communauté de communes de Châteaugiron a revendiqué et assume un isolement « à la Suisse » en s’appuyant sur sa richesse fiscale et le constat de la pertinence du périmètre du Pays. Je souhaite que le dialogue se poursuive en mettant en avant l’intérêt des citoyens et leurs préoccupations : emploi, habitat, transports… »
Concernant l'intégration de la communauté de communes de Liffré, le président de l'agglomération rennaise a décidé de la laisser tranquille. « Elle veut renforcer les actions communes engagées. Nous nous devons de respecter cette démarche, mais dès à présent, je propose de poursuivre le dialogue pour étudier comment nous pouvons concilier la logique des services de proximité et une action collective de solidarité dans le cadre du bassin de vie. » Selon Daniel Delaveau, la jeune communauté de communes de Liffré doit donc finir de se bâtir avant d'intégrer l'agglo de la capitale bretonne.

Gatel risque d'avoir de plus en plus de mal à régner, s'il ne reste que deux-trois communes et c'est tant mieux.
Si ces communes étaient à 50 km de Rennes jamais elles n'auraient accueilli autant d'entreprises et d'habitants, donc messieurs les élus un peu de clair voyance (arrêter de vous regarder le nombril et regarder vers l'avant), ils seraient tant de rendre à Rennes métropole ce qu'elle vous a donné.
L'union fait la force.
Les politiques de transport et de logements qui sont menées permettent la mixité que l'on commence à perdre dans les riches communautés périphériques.
"On gagne tous à partager", c'est le slogan du Val d'Ille, faudrait-il y ajouter "mais pas avec tout le monde"?