Suite à l’expulsion du squat de la rue de Fougères, ce lundi, Michel Cadot, préfet d'Ille-et-Vilaine, explique dans un communiqué qu'un « hébergement sera attribué en Ille-et-Vilaine ou (…) dans d'autres départements bretons, aux personnes en situation vulnérable (familles avec enfants, étrangers malades, femmes enceintes…), ou à celles qui peuvent régulièrement prétendre à entrer dans le dispositif d'hébergement des demandeurs d'asile. »
Contactée par Le Mensuel de Rennes, la préfecture précise qu'au total, 54 personnes seraient hébergées dès ce soir en Cada, en service d'hébergement transitoire ou dans des hôtels. Quant aux autres squatteurs, certains seront reconduits à la frontière. Combien ? Le secrétaire général de la préfecture n'avance pour le moment aucun chiffre : "La police aux frontières est actuellement en train d'entendre ces personnes. Nous ne savons pas combien seront expulsées de France."
Par ailleurs, le préfet d'Ille-et-Vilaine rappelle que le « département a connu en 2010 une augmentation tout à fait exceptionnelle d'arrivées d'étrangers et de demandeurs d'asile (+40% contre 15% au plan national). Le nombre des demandeurs d'asile est passé de 272 en 2007 à 647 en 2009 et à 1177 en 2010 pour la Bretagne, dont 902 pour le seul département d'Ille-et-Vilaine en 2010). »
Le préfet ajoute : « Face à cet afflux, qui explique les difficultés aujourd'hui rencontrées, des mesures ont été prises, dès l'année dernière, pour augmenter les capacités d'hébergement des demandeurs d'asile en Bretagne. 65 places supplémentaires ont été ouvertes en Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile (Cada) en 2010, ce qui porte à 928 le nombre de places de Cada en Bretagne. Depuis le début 2011, le préfet d'Ille-et-Vilaine a également obtenu l'attribution de 25 places supplémentaires d'hébergement pour le département ainsi que la mobilisation de places disponibles dans d'autres régions françaises pour des ressortissants étrangers sans solution d'hébergement en Ille-et-Vilaine. »
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