Entre ces deux hommes, l’entente semble parfaite. Très bonne, en tout cas. Jean-Louis Tourenne, président (PS) du conseil général d’Ille-et-Vilaine, et Philippe Grosvalet, son homologue de Loire-Atlantique (socialiste également), se sont rencontrés ce lundi à Rennes. Objectif : partager des points de vue, évoquer les coopérations possibles entre les deux institutions et débattre des dossiers communs.
A l’ordre du jour : réforme territoriale, Institut d’aménagement de la Vilaine (IAV), aéroport de Notre-Dame-des-Landes et avenir des départements. Il a également été question des spécificités du pays de Redon, « territoire à cheval sur trois départements et deux régions ». « L’Ille-et-Vilaine et la Loire-Atlantique ont des relations naturelles, explique Philippe Grosvalet. Une complicité a été acquise au fil des années, autour de valeurs communes et de l’imbrication des enjeux. »
NOTRE-DAME-DES-LANDES : VISION COMMUNE
Les deux socialistes, qui ont évoqué la proximité de leurs territoires, porteurs d’identités « qui se ressemblent », n’ont pas manqué de torpiller la réforme des collectivités menée par le gouvernement. Ils attendent « beaucoup » de 2012 et d’un changement de cap en cas de victoire « rose » lors de la présidentielle... Election durant laquelle on devrait entendre parler du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes, sujet de discorde majeur entre socialistes et écologistes. Tourenne et Grosvalet défendent tous deux le projet. Cependant, si le département d’Ille-et-Vilaine fera bien partie du syndicat de gestion de l’infrastructure, il ne lâchera pas un kopeck pour la financer. « C’est l’aéroport de Nantes », explique Jean-Louis Tourenne. Il nous semblait, pourtant, qu’il s’agissait de « l’aéroport du grand Ouest »… « Le projet est parti de Loire-Atlantique. Si nous avions eu un choix à faire, nous n’aurions pas choisi Notre-Dame-des-Landes », justifie Jean-Louis Tourenne.
LA REUNIFICATION ? PAS A L'ORDRE DU JOUR
La grande absente, ce lundi, se nomme « réunification ». L’avènement d’une Bretagne à cinq départements ne semble pas hanter les rêves de Messieurs Tourenne et Grosvalet. « Je ne suis pas un défenseur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne », explique ce dernier. « La priorité, c’est la décentralisation et la répartition des pouvoirs entre l’Etat et les pouvoirs locaux. Ensuite, il faudra évoquer la question des moyens, des compétences et de l’autonomie. La question des frontières se posera après. »
Pourtant, Philippe Grosvalet, dont l’hôtel de Département arbore un drapeau breton, ajoute : « Mon sentiment est que la Loire-Atlantique est bretonne. Mais la réunification poserait vraisemblablement plus de problèmes qu’elle n’en résoudrait. » Et d’évoquer les « déséquilibres » induits par la présence de deux métropoles, Rennes et Nantes, à l’ouest de la péninsule. Jean-Louis Tourenne a acquiescé.

Peut-être est-ce un peu dispendieux?
Ne vaudrait-il pas mieux réutiliser ces fonds à des fins plus sociales?
Ainsi l'on évite de désespérer des personnes qui seraient expropriées.
Par ailleurs l'on sauvegarde un petit coin de campagne ce qui pour des départements qui prônent la responsabilité environnementale serait de bon ton.
une preuve, s'il en fallait une, que le parti socialiste est décidément un parti de petits notables locaux incroyablement conservateurs ... immobilisme, manque d'élan, pas d'ambition, pas de prise de risque, pas de vision, on n'invente rien dans un monde où tout est à réinventer... Donc pas de réunification et un bel aéroport comme on aurait pu en rêver dans les années 60/70. Comme ils sont tristes ces gens-là. Sarkozy n'a malheureusement aucun souci à se faire en 2012 : il gagnera l'élection juste devant l'abstention et le FN ...