"Qu'est ce que l'on va faire ? Où vont-ils dormir ?" Sur le trottoir, devant le foyer Guy-Houist, une quarantaine de demandeurs d'asile et les membres de l'association Droit au logement s'inquiétent. Ces étrangers, dont une dizaine d'enfants, avaient été relogés dans des hôtels suite à l'expulsion du squat de la rue de Fougères, le 2 mai.
"La préfecture leur a accordé quinze jours d'hôtel par-ci, quinze jours par là. Ce matin, ils ont reçu une lettre leur demandant de quitter les lieux", relate Armelle, membre du Dal. La bénévole a cherché des solutions toute la journée durant. En vain. Le Dal et la quarantaine de demandeurs d'asile se sont donc rendus au foyer Guy-Houist. "Nous espérions leur trouver un toit pour la nuit. Le temps que la préfecture trouve une solution. La direction a refusé que nous occupions le hall avec des matelas...", explique le Dal. La police a finalement mis les étrangers dehors.
L'association Droit au logement dénonce l'attitude de la préfecture, légalement contrainte de les loger : "Tous ces demandeurs d'asile se sentent trahis. Lors de l'expulsion du squat de la rue de Fougères, la préfecture avait promis de reloger ces gens. Sur les 150 squatteurs, seule une dizaine a bénéficié d'hébergements durables... Les autres sont de retour à la rue."
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