Une semaine après la disparition d'Anne Caudal, 28 ans, enceinte de quatre mois, les enquêteurs ne privilégient toujours pas de piste. Enlèvement ? Fugue ? Suicide ? Le chef d'escadron, Jean-Phillipe Vidal, affirme qu'il ne possède "aucun élément probant" leur permettant de privilégier une hypothèse.
La jeune Morbihannaise, qui devait avoir 28 ans samedi, n'a pas donné signe de vie depuis vendredi 8 juillet au soir. Selon les premiers éléments, son compagnon, Christophe, aurait découvert qu'elle avait disparu en rentrant au domicile du couple samedi matin, dans un immeuble de trois étages situé square de Belle-Ille à Bruz, dans le quartier Vert-Buisson. Seule la voiture de la jeune femme est garée dans le parking. Son compagnon a donné l'alerte.
A la recherche de témoignages
Après avoir fouillé en début de semaine les points d'eau, les forêts, le quartier, à l'aide d'équipes cynophiles, d'hélicoptères et de patrouilles, les enquêteurs se concentrent désormais sur les témoignages qu'ils pourraient recueillir. Cette phase "habituelle" de l'enquête permettra de cibler les recherches sur des lieux plus précis.
Une cellule d'enquête a été créée jeudi. Elle regroupe sept gendarmes qui se consacrent à plein temps à cette affaire. Ils sont épaulés par une trentaine de leurs collègues des unités du département.
La famille mobilisée
Les enquêteurs ont questionné le voisinage, la famille, l'entourage. "Nous avons établi plusieurs centaines de contacts, auditionné des dizaines de personnes", précise le chef d'escadron Jean-Philippe Vidal. Même les automobilistes qui empruntent chaque jour et aux mêmes horaires le trajet qu'Anne effectue en direction de son lieu de travail, la jardinerie du centre Leclerc de Ploërmel, ont été interrogés.
Plusieurs perquisitions ont également été menées dans l'entourage de la disparue ces derniers jours. Les enquêteurs ont notamment visité le domicile de l'ex-compagne de l'actuel concubin d’Anne Caudal, sans rien apprendre apparemment.
De son côté, la famille continue de se mobiliser. Son père, Gilles, effectue des aller-retour quotidiens avec Muzillac, sa ville de résidence. Il est en contact quotidien avec la gendarmerie. Avec ses proches, ils ont épinglé des dizaines d'avis de recherche dans le quartier du Vert-Buisson, où ils vivaient. Sa tante, Françoise, qui vit dans le Morbihan, a également posté une vidéo sur Dailymotion dans laquelle elle lance un appel à toutes les personnes qui auraient pu voir quelque chose.
