Le Stade rennais court après sa solidité perdue, celle qui faisait de l'équipe de Frédéric Antonetti la meilleure défense de Ligue 1 lors de la saison 2010-2011. Hormis au match retour face à Rustavi (2-0), les Rouge et noir ont encaissé au moins un but à chaque rencontre. Excellents à Belgrade défensivement, les Rennais ont explosé à La Mosson, dimanche, et pris quatre buts. L'équilibre est fragile.
Résister à "une équipe joueuse"
"L'an dernier, toute l'animation défensive était bonne. La défense ne peut rien faire face à des vagues successives. La faillite à Montpellier a été générale", reconnaît l'entraîneur. Sur le banc à la Mosson, Romain Danzé n'accable pas ses collègues de l'arrière-garde. Bien défendre est, pour lui, un travail collectif. "Le bloc était moins resserré, nous faisions moins les efforts ensemble alors que c'était notre force l'an dernier. Nous nous le sommes dits entre nous. La saison dernière, la défense ne récupérait que les miettes laissées par les attaquants et les milieux."
Le Stade rennais joue jeudi soir sa qualification pour les six matchs de poule en Ligue Europa. Il faudra résister à l'Etoile rouge de Belgrade après s'être imposé 2-1 à l'extérieur. Rien d'insurmontable, sauf que l'Etoile rouge est "une équipe joueuse, très technique, qui part souvent de derrière, prend pas mal de risques", d'après Romain Danzé. "Elle a un vrai style de jeu en passes courtes, prend des initiatives et pose des problèmes avec ses joueurs techniques", complète son entraîneur.
Le Stade rennais, plus qu'un "poil à gratter" ?
Retrouver cette solidité rapidement semble nécessaire afin de franchir un palier. Autre objectif : parvenir à enchaîner deux matchs par semaine. Frédéric Antonetti estime ainsi que les "couacs", comme celui de la Mosson, font partie des "passages obligés" : "on accumule de l'expérience".
Á écouter l'entraîneur breton, l'enjeu de la qualification est ainsi très important pour le club. "Soit le Stade rennais reste un club moyen qui se contente d'être le poil à gratter, capable d'inquiéter les quatre ou cinq premiers comme depuis huit à dix ans mais ne joue pas la Coupe d'Europe. Soit nous voulons grandir et essayons alors de régler les problèmes récurrents aux clubs qui jouent les compétitions tous les trois jours. Et c'est cette formule que je choisis."
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