"À Marseille, il faudra d'abord être costauds défensivement, nous aurons ensuite, je pense, les opportunités pour enfoncer le clou." Ce n'est pas un arrière qui parle, mais un attaquant : Razak Boukari. Symbole que la défense occupe tous les esprits au Stade rennais. "Il va falloir retrouver cette solidité défensive qui faisait notre force l'année dernière", continue-t-il.
"Jusqu'à présent, nous prenons trop de buts"
En conférence de presse, ce jeudi, Jonathan Pitroipa, tout juste qualifié pour la CAN avec le Burkina Faso, a évolué dans le même registre : "On peut dire que nous avons bien commencé la saison, mais jusqu'à présent, nous prenons trop de buts." L'attaquant, auteur d'un excellent début de saison, a déjà commencé à s'y mettre : "Je pense davantage, c'est vrai, à attaquer. Mais une équipe a besoin de tout le monde pour bien défendre et obtenir un bon résultat. Ça me revient en match, je me dis qu'il faut travailler avec l'équipe et que c'est ensuite plus facile pour marquer des buts."
La méthode pour "trouver un équilibre"
Les Rouge et noir gardent en tête leurs sorties face à Montpellier (0-4) et Caen (3-2). En 21 jours, ils joueront sept matchs, dont quatre face à des grosses cylindrées (Marseille et Lille en championnat, Udinese et l'Atlético Madrid en Ligue Europa). De quoi expliquer l'importance de cette préoccupation. "Il ne faut pas aller à Marseille pour simplement défendre, sinon vous avez perdu le match", assure néanmoins Frédéric Antonetti. Mais retrouver la force défensive est une priorité pour lui : "Il faut trouver un équilibre, car nous concédons trop d'occasions." Il a ainsi défini"trois axes" sur lesquels "insister dans le futur" : "Que les attaquants sur les côtés aident un peu plus les latéraux, que nous défendions mieux sur les coups de pieds arrêtés et que nous soyons plus attentifs sur les centres."
Un attaquant de haut-niveau sait tout faire
Inciter les attaquants à défendre pourrait cependant nuire à leur rendement offensif... "Non, balaye l'entraîneur rennais. Si l'arrière latéral en face monte, il faut bien que quelqu'un le contre ! Celui qui peut le faire est un joueur de très haut niveau, celui qui ne le peut pas est un joueur inférieur. C'est aussi simple que ça !" Un propos qui doit particulièrment faire sens pour Jonathan Pitroipa. "Je travaille pour continuer à monter haut, explique-t-il. J'ai envie d'atteindre le haut niveau."
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