"Cette année, notre potentiel est beaucoup plus important, assure Frédéric Antonetti avant le match contre Saint-Étienne de dimanche. Nous avons tout de suite vu, au bout d'une semaine de préparation, qu'avec Julien Féret et Jonathan Pitroipa c'était vraiment bien. Nous avons également aujourd'hui Youssouf Hadji et les jeunes qui ont un an de plus."
Un vrai numéro 10
De retour au Stade rennais qui l'avait laissé partir en 2003, Julien Féret est ainsi l'un de ses nouveaux atouts. Celui qui a signé un contrat de trois ans le 22 juin n'a pas tardé à montrer ses qualités. Jouant onze des douze matchs officiels de l'équipe, il a permis à son entraîneur de mettre en place un milieu de terrain avec deux récupérateurs et un numéro 10. Le Briochin est déjà précieux à ce poste alors que Rennes a inscrit 31 buts, Ligue 1 et Ligue Europa confondus. En sept matchs de championnat, l'ancien du Stade briochin a déjà réalisé trois passes décisives.
"Jouer vers l'avant"
Contre Sochaux mercredi, Julien Féret adresse une passe décisive à Jean-Armel Kana-Biyik sur coup-franc, inscrit le troisième but rennais (son quatrième cette année) et provoque un penalty. Le milieu de terrain, qui peut jouer sur le côté, a "envie de continuer à faire de telles prestations". Dans ce rôle de milieu proche de l'avant-centre, à la fois soutien et passeur. "Le but est d'être décisif, développe-t-il, c'est-à-dire de faire marquer les autres ou marquer, mais aussi de proposer mon jeu qui est de jouer vers l'avant pour d'être présent dans la dernière ou l'avant-dernière passe."
Conscient de ses lacunes
Le joueur de 29 ans garde les pieds sur terre, ne s'enflamme pas. "Ma performance a été bonne à Sochaux, mais il y a aussi deux ballons perdus qui coûtent deux buts. C'est surtout le premier qui est compliqué pour moi tandis que le second est moins dur et moins voyant." Sur le premier but sochalien, sa passe manquée vers Yann M'Vila arrive en effet sur Boudebouz qui lance Butin en profondeur.
À l'image de l'équipe, il n'a pas, non plus, trouvé la bonne manière d'aborder une équipe défensive, Route de Lorient. "Contre Nancy, je sais que je n'ai pas été bon. Ca ne s'est pas très bien passé", reconnaît le Costarmoricain avec franchise. "Face à Saint-Étienne dimanche, ça risque d'être la même physionomie de match. Ça tombe bien car on va alors voir si j'ai progressé dans mon placement et mon attitude offensive". Et permettre au Stade rennais de poursuivre sa série de quatre matchs sans défaite en Ligue 1.
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