"C'est une partie très excitante à jouer, une expérience formidable où nous pouvons apprendre beaucoup, faire connaître le club et le faire grandir." Benoît Costil reconnaît volontiers que la rencontre de jeudi contre l'Atlético Madrid est un moment fort. Mais le gardien semble épargné par tout complexe d'infériorité :"Nous avons été très frustrés de perdre à Udinese, mais c'est du passé. Maintenant on prend l'Atlético et l'objectif est de gagner, comme à chaque match."
Supériorité athlétique contre talents offensifs
Pour espérer sortir des poules, le Stade rennais doit vaincre l'Altético Madrid à domicile. Malgré les nombreuses absences notamment en défense, dont celles de John Boye et Kader Mangane. En face, aprè sa victoire face à au Celtic Glasgow, l'Atlético aborde, selon son gardien belge Thibaut Courtois, la rencontre comme "un match important", en vue de la qualification.
Dans les rangs du huitième de Liga et vainqueur de la Ligue Europa 2010, il y a Falcao (17 buts l'an passé dans la compétition avec Porto) mais aussi Diego, l'ancien meneur du Werder Brême, l'ancien d'Arsenal, Reyes ou encore le milieu portugais et ex-Lyonnais Tiago. Des atouts qui font des Castillans des favoris pour la victoire finale. "C'est une très belle équipe qui a un niveau technique très élevé", avance Frédéric Antonetti. "Elle est plus forte que nous dans ce domaine mais dans le secteur athlétique, nos arguments sont supérieurs."
Ni impasse, ni complexe
Le Stade rennais enchaîne les rencontres, a semblé émoussé face à Saint-Étienne. Mais avant d'aller à Lille dimanche, Frédéric Antonetti refuse de faire l'impasse :"Avec un match tous les trois jours, il y a une gestion de l'effectif à faire. Même si je n'ai pas arrêté mon équipe, celle qui sera alignée sera très compétitive." "C'est un passage obligé pour progresser et le meilleur moyen de progresser est de se frotter à ce niveau-là", ajoute-t-il.
Le Stade rennais court après un exploit sur la scène européenne. Cette saison, l'équipe s'appuie sur des prestations convaincantes contre Paris (1-1), à Marseille (1-0) et à Udine malgré la défaite 2-1. Les Rennais ont pris conscience qu'ils pouvaient rivaliser avec des gros. Traduction de cette confiance, le commentaire de Benoït Costil sur Falcao : " Je me méfie de lui comme de tous les attaquants contre qui j'ai joué, même en Ligue 2. Il a un nom mais sur le terrain, il n'en a plus, c'est juste un rival".
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