Du potentiel au réel. En septembre, les six matchs déjà joués ont permis aux Rennais de passer de l'un à l'autre. Si les points manquent encore, les Bretons ont réussi des belles performances contre des grosses cylindrées. Battant l'OM à Marseille, accrochant le PSG et l'Atlético Madrid et perdant en ayant dominé à Udine. Avant le match contre les Espagnols, Frédéric Antonetti expliquait que "le meilleur moyen de progresser est de se frotter à ce niveau-là".
Décomplexés
La rencontre terminée, l'entraîneur complétait son analyse. "Quand vous répétez sans cesse à un enfant qu'il est nul, il finit par le croire, non ? Le football français n'est pas autant à la rue qu'on le dit. Je constate que le cinquième ou sixième club français n'a rien à envier au cinq ou sixième club espagnol. Nous sommes un club jeune, sans le passé de l'Atlético, mais on a montré qu'on pouvait se mettre à leur niveau, voire mieux." Jeudi, même le public a été au rendez-vous, impressionnant douzième homme qui a poussé l'équipe comme rarement auparavant. Au point de faire perdre son football au capitaine madrilène Perea.
Sur la pelouse, Georges Mandjeck, Tongo Doumbia, Benoît Costil et les autres ont joué sans complexe. D'après Frédéric Antonetti, il a fallu du temps pour que les Rennais franchissent un cap. "Ça a été difficile pour moi de les décomplexer, voyez la première demi-heure". Vincent Pajot, très probablement titulaire à Lille, a vu le match de jeudi du banc : "Nous avons montré qu'on avait un certain potentiel contre l'Atlético. C'est encourageant. Comme le coach nous l'a dit, il ne faut craindre personne. Nous avons nos capacités et nos valeurs, avec lesquelles nous pouvons bousculer n'importe quelle équipe".
"Il y a encore du travail"
Tout n'est cependant pas rose pour autant. "Nous devons progresser, notamment apprendre à garder un résultat chez nous et savoir faire le break, juge Frédéric Antonetti. Il y a encore du travail." Troisièmes de leur groupe en Ligue Europa avec un point, les Rouge et noir sont cinquièmes avec quinze points en Ligue 1. Ils en ont perdu plusieurs en se faisant rejoindre au score.
Et à la fatigue, s'ajoutent les blessures qui pénalisent notamment la défense. Dimanche chez les champions de France lillois, sixièmes de Ligue 1, l'entraîneur rennais signerait dès lors pour un nul. Avec une certitude néanmoins :"Notre physique est entamé mais sur la motivation et l'évènement, nous sommes capables de sortir un bon match". Et peut-être s'imposer à Lille, où le Stade rennais n'a plus gagné en première division depuis mai 1966.
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