Après les musulmans et les israélites, les bouddhistes rennais disposent désormais d'un lieu de rassemblement subventionné par la collectivité. Le conseil municipal a approuvé, ce lundi, le contrat de mission liant la Ville à l'association en charge du tout nouveau centre culturel bouddhique de Rennes. L’équipement a été installé dans un ancien local industriel de 385 m² situé rue des Veyettes, dans la ZI Sud-est. La municipalité a financé les travaux de rénovation, pour un montant total (acquisition comprise) s’élevant à 750 000 €. Les travaux ont pris fin à la rentrée 2011.
"échanges interculturels"
L'association gestionnaire fédère une dizaine d’associations rennaises liées au culte de Bouddha. Le contrat de mission et de mise à disposition des locaux s’avère sensiblement identique à ceux en vigueur pour le centre culturel islamique Avicenne (construit à Villejean) et le centre culturel israélite Edmond-Safra (installé près du parc des Gayeulles). Il prévoie de « faire vivre un espace d’échanges interculturel » au sein du centre, de « promouvoir les valeurs de tolérance et de respect entre les citoyens », de « faire connaître le bouddhisme et sa contribution au patrimoine philosophique et culturel universel » et d’« être un pôle ressources dans le domaine de l’interculturel ».
lieu de dévotion
Le contrat de mission, à l’instar de ceux signés par les responsables d'Avicenne et d’Edmond-Safra, ne stipule pas la dualité du lieu, à la fois culturel et cultuel. « Ce n’est pas à la mairie de s’immiscer dans l’aspect religieux », justifiait Marie-Anne Chapdelaine, adjointe en charge de la laïcité, dans Le Mensuel de septembre 2011*. Le centre culturel bouddhique servira donc partiellement de lieu de dévotion, mais ses utilisateurs devront justifier d'activités culturelles et interculturelles liées au bouddhisme afin de respecter le contrat de mission.
Bruno Chavanat (UMP), membre du groupe d'opposition Union pour Rennes capitale, a salué la démarche municipale : "Les religions et traditions philosophiques ont besoin d'espaces de reconnaissance de la part des collectivités publiques."
*L'entretien avec marie-Anne Chapdelaine était consacré spécifiquement au centre culturel islamique Avicenne.
2 réactions
Si par contre ces centres sont détourné à des fins autres,il faut les faire fermés.
750 000€....une broutille, la ville de Rennes ne connait décidément pas la crise.....