"La partie n'est pas décisive, même si nous perdons, nous serons encore dans la course." En conférence de presse, Francesco Guidolin, l'entraîneur d'Udinese, semble serein. "Il y aura beaucoup de turnover", précise-t-il. Son équipe, troisième de Série A et meilleure défense d'Italie, ne vient pas en Bretagne le couteau sous la gorge. Avec sept points, Udinese est à égalité avec l'Altetico Madrid, premier, avant d'aller à San Siro jouer l'Inter en championnat le week-end prochain.
Cadres absents
Les Bretons, eux, peuvent toujours se qualifier mais les chances sont réduites. Deux victoires ne suffiraient pas. Et mercredi les Rouge et noir n'auront pas tous leurs atouts. Yann M'Vila est suspendu et Frédéric Antonetti a laissé au repos trois titulaires indiscutables : Romain Danzé, Kévin Théophile-Catherine et Jirès Kembo. Si les deux formations n'alignent pas leurs équipes les plus fortes, la confrontation perdra forcément en vitesse, enchaînements et repères dans le jeu. Donc en qualité.
Envie de s'imposer CHEZ Les remplaçants
"La Ligue Europa est une bonne chose pour faire vivre son groupe, c'est une opportunité de donner la chance à des joueurs qui ont de grandes qualités, explique néanmoins Frédéric Antonetti en conférence de presse." "J'ai 18 ou 19 joueurs susceptibles d'être titulaires", continue-t-il. La densité de l'effectif est évidente. Les remplaçants ont souvent répondu présents. À l'aller, John Boye, Chris Mavinga ou Stéphane Dalmat avaient fait le travail, malgré la défaite. Comme Yassine Jebbour, Vincent Pajot et Razak Boukari contre le Celtic à domicile. Ou Georges Mandjeck et Tongo Doumbia relancés contre l'Atletico.
"Il y aura beaucoup de jeunes, mais ça va nous permettre de nous montrer, positive ainsi Youssouf Hadji, qui devrait débuter en pointe. C'est une chance, à nous de la saisir. " "Dès que j'ai l'opportunité de jouer, illustre-t-il je me donne à fond, j'essaye de regagner ma place." L'envie de briller suffira-t-elle à bousculer des Italiens redoutables d'efficacité ?
"Gagner pour espérer"
Malgré le turnover, la victoire reste l'objectif déclaré de Frédéric Antonetti : "Nous voulons gagner pour espérer. Ce sera très difficile de se qualifier, mais il faut faire en sorte que le match à Madrid (le 15 décembre, NDLR) compte pour quelque chose." Francesco Guidolin prend finalement les Bretons très au sérieux : "Rennes met en difficulté toutes les équipes, même les plus fortes de Ligue 1, parce que c'est une formation rapide et dynamique. L'Udinese essayera de faire de son mieux."
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