Frédéric Antonetti a fait son choix. À trois jours d'un déplacement à Ajaccio, il a décidé de "faire tourner", pour la rencontre de ce jeudi, au stade Vicente Calderon, à Madrid. Dernière partie au sein du groupe le plus relevé de la Ligue Europa, la confrontation face à l'Atlético Madrid, déjà qualifié, était pourtant un must. Que tout footballeur rêverait de jouer.
Pour une place de titulaire et une première historique
Au sortir de l'entraînement de ce mardi matin, le technicien breton voyait la rencontre comme un "match de prestige", avant d'ajouter : "ce serait bien que l'on gagne mais je le prends aussi comme un match de préparation.
"C'est une chance pour les joueurs de retour de blessure de montrer qu'ils sont en mesure d'intégrer l'équipe contre Ajaccio ou Bordeaux". Ce dernier match de Ligue Europa sert à la gestion de l'effectif. "Ceux qui ont peu de temps de jeu et sont de vrais bons joueurs auront l'occasion de s'exprimer."
Alexander Tettey, Yassine Jebbour, Chris Mavinga, Youssouf Hadji ou encore Yacine Brahimi auront l'opportunité de montrer leurs qualités en Espagne. Peut-être aussi Onyekachi Apam ? "Je ne sais pas encore, ce n'est pas sûr du tout, répond son entraîneur. Il a quand même joué une heure et demi ce week-end en CFA 2. Il est dans le groupe mais c'est encore en réflexion."
L'ambition sera également de réussir une première. "Ça reste un match de coupe d'Europe. On se donnera à fond pour décrocher la première victoire de Rennes en coupe d'Europe", promettait Benoît Costil après le nul contre Brest. Et peut-être éviter au Stade rennais la dernière place du groupe.
Costil : "L'objectif, c'est Ajaccio"
Le match à Vincente Calderon aurait pu permettre aux cadres rennais de s'aguerrir dans l'un des plus beaux stades d'Europe face à des joueurs d'envergure internationale. Yann M'Vila, Jean-Armel Kana-Biyik, Kévin Théophile-Catherine, Jonathan Pitroipa, Victor Hugo Montaño, Romain Danzé ou encore Julien Féret auraient pu en tirer des bénéfices pour la suite.
Yann M'Vila avait déjà manqué le match aller. "C'était un match de gala, le genre de rencontre qu'on a envie de commencer. C'est frustrant sur le coup mais on fait ensuite la part des choses. C'était pour mon bien", se rappelle-t-il.
Comme il le répète souvent, le championnat est pour Frédéric Antonetti et le Stade rennais "notre gagne-pain". Après la défaite à Nice et le nul contre Brest, la priorité est de rester dimanche soir au contact des ténors de Ligue 1. "L'objectif, c'est Ajaccio, insistait, samedi dernier, Benoît Costil. Étant donné que le club et l'équipe regardent vers le haut, il faut aller gagner là-bas."
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