Cette fin d’année, à Rennes, voit resurgir en force le dossier « ligne B du métro ». L’enquête publique préalable à la mise en chantier a démarré en début de semaine. Ce jeudi soir, Guy Jouhier, élu en charge des transports à Rennes Métropole, a présenté l’état d’avancement du projet lors du conseil d’agglomération. L’occasion, principalement, de faire le point sur le financement des travaux herculéens prévus à partir de 2013.
Au total, la deuxième ligne de métro devrait coûter 1,029 milliard d’euros… « en valeur janvier 2005 ». Soit, réévaluations oblige, environ 1,291 milliard d’euros version 2011. Ce montant pourrait néanmoins être revu à la baisse, du fait notamment de la « baisse des prix du matériel roulant », selon Guy Jouhier. Complexe équation, au final, qui porterait l’addition à environ 1,1 milliard. Mais tout cela pourrait évoluer dans les années à venir. Ce calcul effectué, reste à trouver le pactole…
hausse des impôts
L’Etat, l’Europe, la Région et le Département subventionnent le projet à hauteur de 220 millions d’euros.
Plus de 800 millions d’euros demeurent à la charge de Rennes Métropole. Premier levier de financement : la fiscalité. Le versement transport des entreprises de l’agglomération augmentera de 1,95% en 2012 et de 2% en 2014.
Les taux d’imposition des ménages (taxe d’habitation et foncier bâti) devraient pour leur part augmenter de deux points d’ici à la mise en service du « Val junior », en 2018-2019. Et l'élu de préciser que « la hausse probablement nécessaire de la fiscalité directe devrait être beaucoup plus faible que celle envisagée en 2007 ».
Les recettes tarifaires liées à l’exploitation de la deuxième ligne couvriront également une partie de la note.
Enfin, Rennes Métropole aura recours à l’emprunt, « dans une mesure limitée » dixit Guy Jouhier, pour compléter le tableau. L’endettement représentera 37% du budget total.
L’élu a rappelé que Rennes Métropole « part de zéro » en terme d’endettement du budget transport : l'intégralité des emprunts contractés pour la réalisation de la ligne A ont d'ores et déjà été remboursés.
"décisions démocratiques"
Bruno Chavanat, leader de l’opposition de droite au conseil d’agglomération, a torpillé dans la foulée plusieurs aspects du projet. L’élu a d’abord évoqué « la façon dont s’organise la desserte de la ligne B », en citant l’exemple de la future station Saint-Germain, qui rassemble selon lui « une conjonction d’inconvénients ». Idem concernant la problématique de stationnement à proximité des stations, « sous-estimée » selon lui. Après avoir déploré l’arrêt du métro à l’intérieur de la rocade, il a conclu en interrogeant la majorité sur le poids du projet dans les finances de Rennes Métropole : « L’enjeu n’est pas uniquement le métro, il s’agit aussi de notre capacité à faire autre chose que le métro, dans le contexte d’une agglomération qui va s’agrandir ! »
Guy Jouhier et Daniel Delaveau, maire de Rennes et président de Rennes Métropole, ont rétorqué point par point. « Les décisions concernant le métro sont démocratiques, a justifié ce dernier. Elles ont été largement approuvées, da façon hyper majoritaire. »
Prochain étape : le vote par le conseil d’agglomération des enveloppes budgétaires dédiées à la deuxième ligne, en mars 2012.

Les bouchons rendent la vie impossible aux concitoyens rennais/es pourquoi? Parce que les transports en commun ne sont pas en site propre CQFD. A quoi des lignes de bus interurbain si les bus sont bloqués dans les bouchons? A rien...
La réponse se trouve donc dans un projet alternatif au tout métro, qui remplace seulement les lignes de bus, par un projet de tram-train, qui remplace la voiture
Comment ? En réalisant des lignes extra-urbaine de tramway sur une voie de la route habituellement usité par des voitures! Mais pour cela il faut le courage politique et réfléchir un peu, ce qui n'est pas le cas actuellement
Plus d'un milliards de métro à 12.7Km de métro donne plus de 50Km de ligne de tramway, en faisant 3 lignes qui raccordent l'étoile ferroviaire à 5 branches, qui converge vers Rennes, l'intermodalité est parfaite et respecte ce qui reste de la ceinture verte, ces lignes peuvent ainsi raccorder les communes de la 1ère couronne à Rennes.
Le faible coût engendré (pas de station souterraine, d'escalator et autres ascenseurs..) permet de réaliser des prix attractif qui compense une partie des contrainte du transport en commun
Alors, on s'y mets quand? à la St glin-glin?
La ligne "A" du Métro intrarocade n'a pas contribué à l'amélioration de la circulation dans Rennes. La rocade est saturée. La Ligne « B » intrarocade ne devrait pas plus fluidifier le trafic.
Le km de Tramway coûte 20 M€ HT au Mans et 27 M€ à Brest.
Et, si, après la ligne « A » (9,5 km), ces élus devait persister avec cet irréaliste projet de ligne « B » (12,7 km à 102M€/km) qui serpente en ville sans plus desservir les Centres Commerciaux, Rennes aurait 23 km de Métro intrarocade. Pour le même coût, Rennes-Métropole qui est en très forte croissance, aurait pu disposer d’environ 80 km en infrastructure de Tramway et plus encore en offre commerciale. A.V .