Le Mensuel : Lors du premier tour de la Challenge Cup, face à Humenne, le Rennes volley 35 découvrait la compétition européenne. Cette fois-ci, est-ce que vous préparez le match contre Zagreb avec des ambitions revues à la hausse ?
Jenia Grebennikov : Notre objectif reste d'essayer d'aller le plus loin possible, donc de passer dans un premier temps ce second tour. La compétition européenne est une découverte pour beaucoup de jeunes joueurs dans l'équipe. Elle nous permet d'engranger de l'expérience. Elle nous fait aussi du bien, car elle nous force à oublier un peu le championnat, même si cela charge le calendrier.
En quoi la compétition européenne est différente du championnat ?
Nous connaissons très mal nos adversaires en coupe d'Europe. La préparation n'est donc pas du tout la même. Il ne s'agit pas d'élaborer un plan pour contrer l'adversaire, mais de pratiquer notre volley. Cela nous oblige à imposer notre jeu. En cela, la coupe d'Europe nous fait progresser.
Vous disiez que la compétition européenne charge le calendrier, ne craignez-vous pas un coup de fatigue dans les prochaines semaines ?
Les organismes sont atteints par la répétition des matches, c'est certain. Je préfère cependant jouer un match de compétition que participer à une séance d'entraînement en semaine, ce qui serait arrivé si nous n'avions pas décroché notre qualification l'an dernier. Après, nous sommes des sportifs de haut niveau, c'est donc normal de devoir enchaîner les matches. Nous avons en plus l'avantage de posséder maintenant un effectif assez étoffé, avec 12 joueurs capables de participer à la fois au championnat et à la coupe d'Europe. La salle était comble pour le premier match de coupe d'Europe.
Est-ce qu'une bonne ambiance impacte réellement la performance sur le terrain ?
Cela faisait très plaisir de voir l'ambiance en tribune lors du premier match avec tous les drapeaux bretons. On le ressent beaucoup sur le terrain. Personnellement, je sais que quand je joue devant le public rennais, ça me permet de me surpasser. Je me sens à la maison. Notamment dans les derniers points, cela peut forcer le résultat d'un match.
La tribune sera amputée de 400 spectateurs contre Zagreb car la longueur du terrain de la salle Colette-Besson n'était pas conforme aux normes européennes. Cela peut avoir un impact négatif sur votre prestation ?
Je ne pense pas. C'est surtout pour le club que c'est une mauvaise nouvelle. C'est une règle bête qui fait que nous aurons 400 spectateurs de moins. C'est aussi une mauvaise nouvelle pour le volley. Ici, ces 400 places auraient été prises, alors qu'on joue parfois devant des tribunes à moitié vides à l'extérieur.
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