Samedi, les Rouge et noir, cinquièmes de Ligue 1, se déplacent à Caen, quatorzièmes. Les Bretons, avec 32 points, tenteront de bien entamer les cinq derniers mois de compétition chez des Normands qui n'ont plus gagné depuis début novembre.
« Nous devrons d'abord être performants contre les gros chez nous puis prendre le maximum de points contre les équipes classées entre la dixième et la vingtième place », envisage Frédéric Antonetti avant la rencontre. Son objectif est « d'être dans le peloton qui fait le championnat ». « Avoir 64 points sera déjà bien, ajoute Vincent Pajot. L'équipe a terminé aux environs de la cinquième place lors des deux ou trois dernières années, nous voulons passer un pallier supplémentaire. Mais nous aviserons en fin de saison si nous pouvons postuler à un éventuel challenge ».
« être régulier dans la performance »
2012 a bien démarré avec l'élimination des Nancéiens en Coupe de France, grâce à une prometteuse première mi-temps. « Les joueurs ont pu réaliser qu'on était dans le vrai », signale l'entraîneur. En jouant 30 matchs entre août et décembre, les Rennais ont parfois pris des éclats comme à Montpellier (0-4), à Nice (0-2) ou à Ajaccio (0-1). « Il va falloir être régulier dans la performance, analyse Frédéric Antonetti. Ce qu'on a fait contre Nancy, il faut le renouveler contre Caen puis le faire le plus souvent et le plus longtemps possible ». « On est reparti sur une belle dynamique, apprécie Vincent Pajot. Contre Nancy, nous avons su bien aborder le match et nous créer beaucoup d'occasions ».
un jeu demandant « beaucoup d'énergie et de fraîcheur »
« Physiquement et mentalement, nous sommes bien », reprend le jeune milieu de terrain. Les Rouge et noir devront désormais garder des forces pour imposer leur football sur la durée. « Le jeu que nous essayons de mettre en place demande beaucoup d'énergie et de fraîcheur, reconnaît Frédéric Antonetti. Un style, d'après Vincent Pajot, « basé sur le pressing, l'agressivité et beaucoup de mouvement, où l'on perd, c'est vrai, de l'influx ». Après avoir organisé deux petits stages de remise en forme début janvier, l'entraîneur en envisage un autre en mars. Afin d'éviter le coup de pompe de la fin de saison dernière.
Un épilogue en forme de glissade dont le Stade rennais veut retenir les leçons. Pour Frédéric Antonetti, « nous avons payé beaucoup de choses, notamment la jeunesse d'un effectif alors un peu immature et les terrains gras ». Pour éviter les blessures, un nouveau terrain d'entraînement a été construit, plus rapide et plus sec, donc moins dangereux pour les muscles. « J'espère aussi que les joueurs ont pris conscience des difficultés à surmonter pour faire une bonne dernière ligne droite, termine-t-il. Il faudra déjà y être et j'espère ensuite qu'on la réussira. »
RÉAGIR