« Je suis formel : il n'y a pas de pollution avérée du site. » Marc Gandier répond fermement à ceux qui s'inquiètent de l'état écologique de la ria d'Etel et de la plage de Kerminhy, après le naufrage et la déconstruction du TK Bremen. Il vient ainsi confirmer les propos de la préfecture, tenus ce lundi dans un communiqué : « Une reconnaissance aérienne ainsi qu'une reconnaissance maritime ont confirmé l'absence de présence de nappe d'hydrocarbures sur le secteur de la ria d'Etel au fort de Penthièvre. Seule une très légère irisation aux abords immédiats du chantier a été constatée, due à la poursuite du chantier de déconstruction. Cette irisation est traitée par les moyens mobilisés par l'armateur. »
Une vigilance quotidienne
A une surveillance aérienne et maritime s'ajoute une vérification terrestre menée par les services du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis). « Il reste dans le bateau des résidus impompables qui sont ramenés sur la rive par les marées. Des dispositifs sont mis en place pour les récupérer quotidiennement », explique Marc Gandier. Ces résidus sont ramassés par pompage ou grâce au bateau antipollution équipé de boudins prévus pour capter toute fuite éventuelle.
Après la déconstruction, place à la réhabilitation
« Sur la partie déconstruction, nous n'avons pas perdu de temps, déclare Marc Gandier. La prochaine étape sera de faire partir les engins avant de passer à la réhabilitation de la dune. » Ce site, classé Natura 2000, a été fragilisé par le passage de près de 25 000 personnes à la suite de l'échouage. Plusieurs mois seront nécessaires pour que la dune retrouve l'aspect qu'elle avait avant l'échouage. La date du 6 avril fixée par le préfet devrait toujours être respectée. Une commission doit se réunir ce jeudi afin de déterminer les lignes d'actions de la réhabilitation.
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