C'est fait ! Mevlut Erding a signé mercredi au Stade rennais et portera le numéro 9. Il est prêt à jouer dès dimanche contre l'OM. « Je suis vraiment soulagé d'être ici », lance-t-il en conférence de presse ce mercredi. L'international turc vient de parapher un contrat de trois ans et demi. À 24 ans, l'attaquant a déjà inscrit 48 buts en Ligue 1 en un peu plus de 150 matchs. Son arrivée est « un signe fort pour le public, le club et les joueurs », a jugé Frédéric Antonetti au sortir de l'entraînement du matin. L'entraîneur y voit « la volonté de la famille Pinault que l'équipe reste accrochée au groupe de tête».
Courtisé depuis 2008
Barré à Paris, l'avant-centre a longtemps été désiré par les dirigeants rennais. « C'est le club qui me voulait le plus et me convenait le mieux sportivement », remarque-t-il. « Même un an avant d'aller à Paris, j'avais eu Guy Lacombe (NDLR, alors entraîneur du Stade rennais) au téléphone. » À l'été 2009, le Stade rennais avait fait « une offre très importante à Sochaux mais il avait choisi Paris », rappelle Pierre Dréossi, le manager général.
En août dernier, le transfert avait avorté, faute d'accord du PSG. Depuis, Frédéric Antonetti a contacté le joueur. « On s'est appelé plusieurs fois, raconte Mevlut Erding. Il voulait un attaquant de mon profil, je rentrais dans ses plans de jeu. » Après n'avoir disputé que 11 matchs de Ligue 1 cette saison (tous comme remplaçant), il donne son accord pour venir. Ce mardi, le PSG accepte le transfert.
« Ça n'a pas été facile », déclare Pierre Dréossi qui tient « à souligner les efforts faits par le PSG pour que Mevlut rentre dans notre politique sage de management ». Autrement dit, la grille salariale rennaise. Le manager dément la somme de 7 à 8 millions d'euros annoncée pour le transfert mais refuse d'en dire plus.
Choix sportif plutôt que financier
« Si un joueur doit rebondir et ne pense qu'à l'aspect financier, il ne vient pas à Rennes », reprend Mevlut Erding, assurant avoir eu de meilleures propositions. « Je suis au meilleur endroit pour me relancer. Le club monte en puissance chaque année. L'aspect sportif était le plus important pour moi. Et le coach me voulait beaucoup, je pense que je vais prendre plaisir à travailler avec lui car nous avons la même vision du foot. »
Les objectifs de la saison n'ont pas changé pour Pierre Dréossi comme Frédéric Antonetti. « Nous gardons les mêmes, quatre effectifs sont meilleurs que le nôtre, précise l'entraîneur. L'an dernier, nous avions tenu 30 journées, notre but est de tenir 38 journées cette année. » Avec un solide atout en plus dans leur jeu.
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