« L’objectif, c’est de construire un campus international. » Guy Cathelineau, président de l’université Rennes 1, n’a pas joué les petits bras, ce mardi, en présentant le schéma de développement universitaire de la métropole rennaise. Egalement présents à la conférence de presse organisée pour l’occasion, Jean Emile Gombert (président de Rennes 2), Patrice Quinton (directeur de l’antenne Bretagne de l’ENS Cachan, à Ker Lann), Isabelle Pellerin (vice-présidente de Rennes Métropole en charge de l’enseignement supérieur) et Daniel Delaveau (maire de Rennes et président de Rennes Métropole) ont abondé dans ce sens.
« Un projet ambitieux et complexe »
Pourtant, ce « schéma » peut sembler bien nébuleux, puisqu’il n’implique pas réellement de mesure concrète. Au moins dans un premier temps. « L’objectif consiste à entamer une réflexion pour dessiner les campus de demain dans la métropole, comment ils peuvent s’intégrer dans la cité en lien avec le monde économique, la recherche, etc. », a détaillé Isabelle Pellerin. Selon l’élue, « C’est un projet ambitieux et complexe, au service des problématiques et des thématiques de la recherche. »
FUSION RENNES 1-RENNES2
Partenariats divers, création de l’Université européenne de Bretagne, centre de mobilité internationale mutualisé à Rennes Métropole… Rennes 1, Rennes 2 et les grandes écoles de l’agglomération rennaise –présentes notamment dans le campus de Ker Lann–, travaillent déjà en commun depuis un certain temps. Le schéma de développement universitaire doit concrétiser ces alliances, inscrire Rennes dans le paysage international et préparer la création éventuelle d’un « regroupement » entre les structures rennaises. Où l’on reparle de la fusion Rennes 1-Rennes 2…
« Ce sont l’attractivité, l’efficacité dans la structuration et la synergie des établissements qui importent pour nous, a expliqué Jean Emile Gombert à ce sujet. Cela impliquera sans doute de nouvelles formes juridiques à terme. La fusion est une possibilité, mais ce n’est pas la seule. »
convergeNces
Afin de diagnostiquer les convergences déjà effectives et celles envisageables à l’avenir, un cabinet d’étude a été sollicité. Objectifs : « Elaboration d’une vision stratégique partagée » à l’horizon 2030, « Travail sur les dispositifs de soutien de Rennes Métropole » et « programmation concertée sur les campus » pour la période 2014-2020.
Daniel Delaveau, de son côté, n’a pas caché son enthousiasme : « Cela n’est pas anodin. C’est une première et cela constitue une étape dans la structuration des universités rennaises. Rennes est la septième ville universitaire de France. L’université est un socle fondateur de la ville et de l’agglomération. » Au total, le schéma de développement concerne 17 écoles, deux universités et 55 000 étudiants.
Lire aussi "Universités bretonnes cherchent reconnaissance internationale" dans Le Mensuel d'octobre 2011.
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