« Qu'est-ce qui a déjà été fait ? Qu'est-ce que je peux proposer de plus ? » Voici la question que s’est posée Roland Thomas, début 2011, lors de son arrivée à la tête des Champs libres. La priorité du directeur ? Renforcer la qualité de la relation avec le public. « Je veux toucher tout le monde. Même les plus jeunes. Il y a un vrai travail à faire là-dessus », explique-t-il. Ainsi sont nés Les Premiers dimanches. Durant ces nouveaux rendez-vous dominicaux, des artistes investissent le bâtiment chaque premier dimanche du mois.
« Il ne s’agit pas de dépoussiérer les Champs libres, mais de surprendre, de faire quelque chose d’unique », avance-t-il. Inviter des artistes du cirque ou encore des musiciens : tout est question d’inventivité. Et c’est un succès. « Le public est au rendez-vous. 7 800 personnes étaient présentes le 8 janvier, à 18 h. Le lieu est transfiguré », ajoute-t-il avec enthousiasme.
Mots d’ordre : intimité et poésie
Les Premiers dimanches offrent aussi la possibilité de poser un regard différent sur le site. Changer ses habitudes, ne pas s’installer dans la routine, dixit le « patron ». « Je le vois surtout avec les habitués des lieux et les employés. Ils redécouvrent les Champs libres », explique Roland Thomas. « Ce regard doit donner envie de revenir à ceux qui viennent pour la première fois. » Ce parcours poétique le temps d’un dimanche renforce l’attractivité du lieu, selon le directeur.
Pour Roland Thomas, « la relation avec le public en est changée ». Pas question, cependant, de transformer les Champs libres en salle de spectacle. Mots d’ordre : intimité et poésie. « Si cela se traduit par des perturbations, ça n’en vaut pas la peine. » Surprendre, mais sans brusquer, donc.
Ce dimanche 5 février, aux Champs libres, carte blanche aux Tombées de la nuit, entre 14 h et 18 h. Entréee gratuite.
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