Les emplois ouvriers se font de plus en plus rares en centre-ville de Rennes. Les tout derniers pourraient disparaître. 470 salariés travaillent dans le technicentre, rue Pierre Martin, sur un terrain de sept hectares aux abords de la gare de Rennes. Leur activité : la rénovation des voitures de la SNCF et la réparation de diverses pièces : freins, fenêtres, serrures...
350 emplois maintenus sur 470
Du moins jusqu'à aujourd'hui. Un nouveau technicentre va s'installer à l'horizon 2014 dans la zone industrielle de la Mivoie, à Saint-Jacques-de-la-Lande, pas très loin de l'usine PSA. Dans son nouveau site, la direction annonce qu'elle prévoit le maintien de 350 emplois sur les 470 actuels. Le futur espace ne comprendra que l'activité de réparation de pièce. La rénovation de voitures, elle, cessera. La régionalisation, qui a permis aux collectivités locales comme la Région Bretagne d'acquérir des trains neufs, a fait baisser l'âge moyen du parc en circulation, et donc les besoins de rénovation.
Jean-Paul Gomaris, le directeur du technicentre industriel, ne veut pas parler de suppressions d'emplois. Il affirme que le futur site "est dimensionné pour accueillir 600 emplois". Il compte spécialiser Rennes dans la réparation des pièces et travailler sur un projet de développement pour faire en sorte que le maximum d'emplois soit maintenu. "On est déjà le premier technicentre producteurs de pièces en France", affirme-t-il.
Du travail à long terme selon les syndicats
La CGT, premier syndicat chez les cheminots, a fait son calcul : elle estime qu'avec les emplois induits, 250 postes seront supprimés dans le bassin rennais. Le syndicat propose des pistes pour garnir les ateliers en charge de travail. "On sait que le parc de transports en commun va doubler à long terme en Bretagne. Avec le métro, le tramway, tram-train, nous pouvons avoir du travail."
Ce jeudi, une centaine de cheminots ont également manifesté à l'appel de Sud et FO devant la gare. Eux affirment que 300 emplois sont menacés. Ils ont notamment fait circuler une pétition rédigée par l'intersyndicale CGT, UFCM-CGT, Sud, FO, pour demander l'abandon du projet. Ils réclament également "des engagements clairs et écrits" des responsables politiques sur la question. La CFDT, de son côté, veut "travailler au développement du nouveau projet pour récupérer le maximum de salariés et éviter le plus possible les suppressions de postes."
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