Un train d'enfer mené par les gros budgets. En Ligue 1, Paris, Lille, Lyon et Marseille, accompagnés de surprenants montpelliérains, devancent les Rouge et noir, sixièmes avec 36 points. Sans sembler perdre de vitesse. Samedi face à Sochaux, lanterne rouge avec un match en retard, la victoire est presque obligatoire. « Même pour finir cinquième, ça va se jouer à quelques points, annonce Yacine Brahimi. Il va falloir gagner tous nos matchs contre les équipes classées entre la huitième et la vingtième place. »
Coups de mou
Aujourd'hui, le groupe rennais est l'un des plus denses de ces dernières années. « Tout le monde peut sortir sans que l'équipe ne s'affaiblisse », apprécie Frédéric Antonetti. Mais l'équipe a « plein de petits détails à régler ». « Notre défaut est d'avoir du mal à tenir un résultat, ça nous avait déjà pénalisé en Ligue Europa notamment », avait déclaré Jirès Kembo au sortir du match de Coupe de France de mardi contre Évian Thonon. « Nous sommes capables de monter à un très haut niveau, comme en première mi-temps contre Marseille, et d'être sur certaines phases en retrait », reconnaît Frédéric Antonetti. Il constate du banc les moments de faiblesse. « Il y a alors des pertes de balles faciles, on se déstructure un peu, on ne se replace pas bien et on ne joue pas assez en bloc. »
Une culture à inculquer
« Notre plus grande bataille est d'arriver tout le temps avec la motivation suffisante, c'est-à-dire de la concentration, de l'agressivité et de l'application », considère l'entraîneur. Pour être régulière, sa formation doit faire preuve de « caractère, cela signifie qu'on fait tout ce qu'il faut au bon moment. » Cette qualité dépasse le terrain, implique une vraie culture du résultat. Pour lui, cette dernière existe dans « les institutions du football dont l'histoire a commencé après guerre. Elles ont beaucoup d'avance. Le Stade rennais est un club de première division mais n'a pas cette histoire qui implique qu'on veuille un résultat tout le temps, tout le temps ! »
Illustration : « Quand j'ai entraîné Saint-Etienne, il y avait ça même si nous étions 17èmes en D2. Tout le monde avait cet esprit, le public et les médias aussi. Ici, il faut l'inculquer. »
D'après lui, le club est en marche pour franchir ce stade, comme Lyon dans les années 90, dernièrement Lille et avant eux Paris ou Marseille : « Il faut persévérer dans cette voie. Nous sommes mieux qu'il y a deux ans, mieux que l'année dernière. Il faut avancer à chaque fois d'un pas. » Réussir en mai à s'intercaler au milieu des ténors en serait déjà un grand.
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