« C’est un client qui m’a prévenu », commence Hamid. Le frère de Rabah, patron du bar PMU le Landrel agressé la semaine dernière, se rappelle de tout. Lorsqu’il arrive sur le lieu de l'agression, mercredi dernier, Rabah est déjà en route pour l’hôpital. A ce moment là, Hamid Merakeb sait juste qu’un homme avec une capuche a pris la fuite après avoir violemment frappé Rabah. Depuis, le patron du PMU est mort, mais son frère cadet reste confiant, malgré la douleur.
"Mon frère n'avait pas d'ennemis"
"Je laisse la justice et la police faire leur travail", confie ce Rennais au Mensuel Hamid ne s’explique toujours pas comment une telle tragédie a pu se produire. L' avocat de la famille de la victime parle "de crime crapuleux".
Hamid ne laisse rien de côté : « Aucune thèse n’est écartée jusqu’ici. Toutes les pistes sont examinées à la loupe. » Ce qui est sûr, c’est qu’Hamid Merakeb veut tout faire pour aider la justice : « Dès que j’ai un élément, je m’empresse de le dire à la police. » Les éléments, à première vue, sont pourtant maigres : « Je suis formel sur une chose : mon frère était apprécié. Il n’a jamais eu d’ennemis. Même si une altercation peut toujours arriver dans un bar, ça ne va pas plus loin. Rien n’avait changé chez Rabah. Il était un peu fatigué dernièrement, mais son comportement la veille du meurtre était normal. »
"Dans ma culture, on fonctionne avec le courage"
Hamid Merakeb est déterminé. S’il tient tant à aider la justice, c’est pour faire le deuil de son frère. « On vient de subir une malédiction. Je veillerai donc à ce que la lumière soit faite. Je ne peux pas vivre toute ma vie avec ça. Il faut retrouver le coupable. Sinon, tout ça restera ancré dans mon cerveau. » Pas question, pour autant, de sombrer dans la rancœur : « Personne n’est à l’abri du danger. Ce sont les aléas de la vie. Dans ma culture, on fonctionne avec le courage. Je suis armé pour faire face. Je n’ai peur de rien. » Hamid Merakeb est sûr que la lumière sera faite et il l’espère, rapidement. En attendant, il lui reste à rapatrier le corps de son frère en Algérie. « Ce sera fait entre mardi et mercredi prochain, si tout se passe bien. »
