"C'est purement hallucinant ! On n'a jamais vu ça ! C'est la guerre ou quoi ?!" Yannic Cottin, porte-parole de l'association rennaise Droit au logement, fulmine. Ce mercredi, l'association a reçu l'ordonnance d'expulsion, signée de la main du président du TGI de Rennes, du squat du 280, rue de Fougères. Depuis vendredi, une centaine de demandeurs d'asile ont trouvé refuge dans ce lieu.
"Il n'y a rien dans leur ordonnance. Pas d'explication, ni d'avis d'insalubrité... Je croyais qu'en démocratie nous pouvions nous défendre. Là, on nous demande de dégager d'une manière totalement arbitraire ! Notre avocate n'a jamais vu ça." L'association Droit au logement s'active pour obtenir une audience devant le tribunal le plus rapidement possible.
"L'Etat a l'obligation de loger les demandeurs d'asile"
Ce mercredi après-midi, la préfecture a proposé le relogement d'une quinzaine de demandeurs d'asile occupant le 280, rue de Fougères. "Notre préoccupation, c'est de reloger les cas prioritaires : femmes enceintes et enfants", expliquent les services de l'Etat. Une solution qui ne convient pas à Droit au logement : "L'Etat a l'obligation légale de loger les demandeurs d'asile ! Aujourd'hui, la préfecture nous promet quinze places sans nous préciser s'il s'agit d'une solution durables ou pas..."
Si la centaine de demandeurs d'asile n'évacue pas les lieux, le préfet pourrait faire intervenir les forces de l'ordre.

Vive la République! Vive la France.