Ce vendredi, Melanie Le Verger, avocate de l'association Droit au logement, a reçu un fax de la Cour européenne des droits de l'Homme. Saisie par la magistrate rennaise, la juridiction européenne réclame des explications au gouvernement, suite à la publication de l'avis d'expulsion du squat de la rue de Fougères, à Rennes. Les services de l'Etat ont jusqu'au 1er avril pour répondre aux interrogations. A en croire le Dal, l'expulsion des quelque 80 demandeurs d'asile ayant investi, depuis deux semaines, ce bâtiment appartenant l'Etat, est désormais mise en suspens.
"Ce cas peut faire jurisprudence en France !"
"J'ai saisi la Cour européenne en procédure d'urgence. Ne pas loger les demandeurs d'asile relève du traitement inhumain. Le Cour européenne a décidé de donner suite. Le gouvernement doit désormais se justifier de sa politique de non-accueil des demandeurs d'asile. Ce cas peut faire jurisprudence en France !", s'enthousiasme Mélanie Le Verger, avocate du Dal. L'association veut "rappeler la préfecture à ses obligations légales : loger les demandeurs d'asile". A Rennes, des dizaines d'étrangers sont laissés à la rue faute d'hébergements disponibles.
De son côté, la préfecture assure "ne pas encore avoir reçu" de demandes de la Cour européenne des droits de l'Homme. Une demande envoyée directement au gouvernement. Plutôt que d'évoquer les réclamations de la juridiction européenne, les services de l'Etat préfèrent communiquer sur la vingtaine de squatteurs relogés depuis le début de la semaine.
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