Le mot "demandeur d'asile" est peu cité dans la délibération présentée aux élus du conseil municipal, ce lundi soir. Elle s'applique à tous les publics. Pourtant, c'est bien d'eux qu'il est question. Les militants du Droit au logement 35, réunis à plus d'une centaine devant les portes fermées de la mairie, l'ont bien compris.
Lors de l'expulsion des 150 demandeurs d'asile qui logeaient dans un squat de la rue de Fougères, il y a une semaine, la Ville avait demandé à l'Etat de prendre ses responsabilités. A savoir, le logement des demandeurs d'asile. Pour la deuxième fois en mois de six mois, elle vient toutefois de voter une délibération qui montre qu'elle prend le problème à sa charge.
Voté à l'unanimité
En décembre 2010, le conseil municipal avait voté la mise à disposition de 80 logements pour les demandeurs d'asile. Ce lundi soir, la Ville a franchi une nouvelle étape en votant le dispositif Coorus. Derrière cet acronyme, il faut comprendre Coordination d'urgence sociale.
L'Etat, la Ville de Rennes, ainsi que sept communes de l'agglomération, se sont mis d'accord avec les associatifs. L'association Sauvegarde de l'enfant à l'adulte 35 gérera 60 places dans l'immédiat, puis quinze supplémentaires après des travaux dans un bâtiment municipal situé boulevard de Guines. Ils seront logés pour quinze jours renouvelables. Le 115 aiguillera les demandeurs vers ces logements. Le service intégéré d'accueil et d'orientation (SIAO) se réunir tous les quinze jours pour coordonner ce dispositif. La Ville apportera une contribution financière de 30 000 euros, l'Etat 20 000 euros. La délibération a été votée à l'unanimité par le conseil municipal.
1 réaction
Autre question aucun élu n'est venu "au 280" lors des 10 semaines de réquisition, pourquoi? L'occupation a été exemplaire de tolérance et de solidarité car nombres de rennais-es- sont passées "plus que leur tour"
Le communiqué municipale du jour de l'expulsion serait comique si la situation des 150 personnes seraient abordées avec dignité. Mais ce n'est pas le cas et communiquer n'est pas soutenir ...
La question du financement de coorus pose inévitablement le cout engendré par l'expulsion (cout de la compagnie de CRS et de la PAF, mais aussi des vigiles toujours présents, des importants travaux de "sécurisation du batiment de l'Etat, etc..)
La morale de l'histoire serait-elle immorale? le financement de coorus en deça de l'argent utilisée pour mettre à la rue les memes personnes dont des enfants?
Pendant ce temps la commune de Chevaigné accueille toujours le village de tente! Mais puisque les élus le disent...