Résumer le parcours européen des Rennais au résultat sec (3 nuls, 3 défaites) serait un erreur. Malgré leur dernière place au classement d'une poule très relevée, les joueurs de Frédéric Antonetti n'ont en effet jamais été dominés dans le jeu par leurs adversaires. Et en dépit de leur inexpérience internationale, les Bretons n'ont jamais abdiqué non plus, à l'instar du match de jeudi face à l'Atlético, premier du groupe.
volontaires et maîtres du ballon
À Vincente Calderon, les Foulquier, Jebbour, Pajot et autres Doumbia avaient envie de briller dans une équipe totalement chamboulée (sans Costil, Kana-Biyik, Théophile-Catherine, Danzé, M'Vila, Féret, Pitroipa ni Kembo). Ils sont partis pied au plancher. Pendant plus d'une demi-heure, les coéquipiers du revenant Onyekachi Apam ont eu la maîtrise du ballon. Ce fut ensuite le cas en deuxième période. Bien que mené 2 à 0, le Stade rennais a continué à avancer au pressing sur les joueurs de l'Atlético et à combiner. Comme lors des cinq rencontres précédentes de poule, les Rennais sont restés volontaires et concentrés jusqu'à ce que le jaillissement de Georges Mandjeck sur un corner à la 86e minute ne vienne récompenser les efforts fournis (1-3). Et leur prestation collective.
Absences défensives et manque de réalisme
Dans cette rencontre, c'est l'efficacité qui a fait défaut aux Bretons. Illustration, sur un contre de l'Atlético à la 37e, Georges Mandjeck touche inutilement Adrian qui s'écroule dans la surface . Falcao transforme le penalty (0-1). Cinq minutes après, Abdoulaye Diallo, titularisé dans le but à la place de Benoît Costil, commet une erreur d'appréciation sur la tête placée de Dominguez (0-2, 42e). Et Arda Turan bénéficie d'une intervention approximative de Onyekachi Apam non compensée pour ajuster le portier rennais (3-0, 79e). Des petites fautes qui mènent à la défaite face à une équipe habituée aux grandes compétitions. Ces même petites fautes qui ont notamment coûté des points à Udine ou à Glasgow.
Offensivement aussi, les Rouge et noir ont manqué le coche. Chris Mavinga a notamment trouvé la transversale sur une tête à bout portant (15e). Avant que Georges Mandjeck ne réduise la marque, ils ont eu sur plusieurs frappes l'occasion de battre Asenjo. Youssouf Hadji rate, lui, d'un souffle la balle du deuxième but (88e).
Les Rennais, même avec une équipe remodelée, sont toujours parvenus à prendre le ballon et à impulser le rythme au match. Voilà peut-être l'enseignement le plus encourageant de cette campagne européenne. L'autre principal est de devenir plus opportuniste pour espérer une nouvelle aventure continentale.
La fiche technique
Atlético Madrid – Stade rennais : 3-1 (2-0)
Arbitre : Kristinn Jakobsson (Islande)
Buts : Falcao (38e), Dominguez (42e), Arda Turan (79e), Mandjeck (86e)
Cartons jaunes : Assunçao (13e), Apam (23e)
Stade rennais
Diallo – Foulquier, Apam, Mandjeck, Mavinga – Tettey, Pajot, Doumbia – Jebbour (puis Diarra, 87e), Montaño (cap., puis Hadji, 65e), Brahimi (puis Féret, 87e).
Non entrés en jeu: N'Diaye, Kana-Biyik, M'Vila, Boye
Entraîneur: F. Antonetti
Atlético Madrid
Asenjo – Perea (cap., puis Miranda, 64e), Dominguez, Godin, Filipe – Koké, Assunçao, Diego (puis Tiago, 76e), Arda Turan (puis Juanfran, 81e) – Adrian, Falcao.
Entraîneur : G. Manzano
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