"On est dans le dur, lance Frédéric Antonetti en conférence de presse avant d'affronter Bordeaux, neuvième de Ligue 1. Il faut sortir de cette situation difficile. Pour cela, la meilleure manière est de gagner." Commencée à Tbilissi (Géorgie) fin juillet, la première moitié de saison s'achève mercredi soir, avec ce trentième match en cinq mois. "Pour l'instant, nous avons fait de bonnes choses mais en cette fin de parcours, on cale un petit peu", reconnaît-il.
"Petits moments de faiblesse"
Les défaites à Ajaccio et à Nice n'ont pas plu à Frédéric Antonetti. "Si nous ne nous sommes pas créés d'occasion contre Ajaccio, c'est qu'on a failli sur toute la ligne", regrette-t-il.
"On peut nous qualifier de cancres, ajoute Jean-Armel Kana-Biyik, car on veut jouer le haut de tableau et tous nos concurrents ont, eux, gagné à Ajaccio." Plus largement, pour le défenseur central, "le bilan n'est pas si décevant sur l'ensemble des rencontres mais la fin, elle, est décevante. Nous aurions pu facilement être dans les trois premiers à la trêve, seulement nous avons des petits moments de faiblesse qui nous handicapent." Pour l'heure, les Rennais se classent à la septième place avec 29 points.
Fatigue pour les joueurs et l'entraîneur
L'accumulation des matchs a certainement joué, même si elle reste, dixit Frédéric Antonetti, "un passage obligé" pour grandir. "Le club n'a pas l'habitude de jouer autant de matchs, les joueurs ont beaucoup été sollicités. Ce ne sont pas les trois matchs en une semaine qui sont le plus difficile à gérer mais le quatrième, le cinquième... et nous avons eu beaucoup de séries comme cela. Il y a alors une lassitude qui s'installe."
"On a vraiment besoin de couper. On a tous besoin d'un peu de repos", souffle-t-il encore. Lui compris, qui compte évacuer "la fatigue psychique" avec dix jours où il va justement "couper complètement". "C'est un métier difficile, vous êtes tout le temps dedans, vous donnez tout le temps aux autres et vous ne pensez jamais à vous, développe-t-il. Nous sommes le 20 décembre et il n'y a pas eu de coupure depuis le 1er juillet."
être « malin » pour pouvoir viser l'Europe
La course de fond s'achève mercredi par cette dernière rencontre de la phase aller en Ligue 1. "Il faut se concentrer sur le jeu, sur ce qu'on sait bien faire, se donner à fond et n'avoir aucun regret", formule l'entraîneur rennais.
Jean-Armel Kana-Biyik s'attend à un match fermé. "À chaque fois qu'une équipe vient ici, elle ne joue pas le même football qu'ailleurs. Elle va nous attendre et procéder en contre. À nous d'être malins pour aller chercher cette victoire".
L'enjeu est, d'après lui, de taille : "si l'on est en dessous des trente points, il faudra revoir nos ambitions à la baisse et arrêter de parler d'Europe".
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