La septième édition des Coquecigrues, festival pour petits et grands ("jeune et tout public"), a débuté le 21 janvier dernier. L’événement, qui propose 19 spectacles d'arts vivants durant neuf dimanches après-midi, s’achèvera le 25 mars. Pascal Roignau, directeur du festival, revient sur les défis de cette nouvelle saison.
Le Mensuel : Après le vrai-faux départ de Rennes Métropole l’an passé, avez-vous éprouvez des difficultés à boucler votre budget 2012 ?
Pascal Roignau : Nous n’avons eu aucun souci quant au financement de l’édition 2012 des Coquecigrues. Cette année, tout est positif. Nous bénéficions d’une subvention plus importante de la part du conseil général. L’an passé, la communauté d’agglomération avait annoncé tardivement son retrait. Elle nous avait mis en grande difficulté. Mais on s’était quitté en bons termes puisqu’ils avaient voté une subvention rétroactive afin d’assurer la viabilité de l’événement. Tout est bien qui finit bien.
Regrettez-vous le désengagement de Rennes Métropole ?
Je vous avoue que je suis un peu déçu car en dehors des questions de budget, ce sont uniquement les communes les plus riches telles que Cesson-Sévigné, Bruz ou Chantepie qui peuvent désormais s’offrir les Coquecigrues. Où est la solidarité intercommunale ? C’est vraiment dommage de ne pas disposer d’événement ailleurs, dans de plus petites communes.
Saint-Malo, Châteaugiron ou encore La Bouëxière : sortir des frontières de la communauté d’agglomération est-il synonyme pour vous de nouveau défi ?
Effectivement, c’est un challenge très excitant qui s’offre à nous. Dans Rennes Métropole, notre public est acquis. Désormais, nous devons aller le chercher. A nous de conquérir les Malouins par exemple. On fera tout pour, mais une chose est sûre : nous ne renierons pas notre identité. Le festival des Coquecigrues gardera toujours son côté familial et convivial. Le prochain test aura donc lieu à St-Malo, le dimanche 5 février, avec le concert théâtral de Mucho Corazón.
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