Les entraînements ont été studieux cette semaine à la Piverdière. Après trois matchs en huit jours, Frédéric Antonetti a pu faire travailler tout son groupe. Il dispose d'un effectif désormais étoffé. Au regard des moyens financiers du Stade rennais, le coach rennais estime que le club « ne peut pas faire mieux au niveau de la qualité », avant le déplacement ce dimanche à Saint-Etienne, un concurrent dans la course à l'Europe.
"à l'entraînement, ça y va!"
« Ça travaille bien, apprécie Jonathan Pitroipa. On voit davantage de qualité à l'entraînement, tout le monde est appliqué, chacun veut montrer qu'il peut avoir sa place ». « A l'entraînement, ça y va !, abonde Frédéric Antonetti. Dans la qualité et dans l'investissement surtout. Nous faisons des entraînements de très haute intensité. Est-ce dû à la qualité ou à la concurrence ? Le rythme est, en tout cas, beaucoup plus élevé (qu'en début de saison, NDLR). »
L'exemple Romain Danzé
Romain Danzé est l'un des principaux titulaires à voir sa place contestée. Jeudi, à l'entraînement, Onyekachi Apam, positionné arrière droit, s'est blessé (il est très incertain pour dimanche) et c'est Dimitri Foulquier qui l'a remplacé dans l'équipe des titulaires. « Face à des joueurs puissants comme Camara (Sochaux) et Sako (Saint-Etienne), Apam peut être une bonne solution, explique Frédéric Antonetti. Romain peut être une solution contre un adversaire qui prend l'intérieur et laisse de la place dans le couloir. Il y aura des choix tactiques. »
Quant à Dimitri Foulquier, « il a des qualités hors norme et fait des choses incroyables à l'entraînement. Ne faut-il pas lui donner sa chance ? N'est-ce pas trop tôt ? Je fais des essais et ça concerne un peu tout le monde. Il y a des acquis mais il ne faut pas trop vivre dessus ».
"Concurrence féroce" en attaque
Même si Youssouf Hadji n'est pas encore opérationnel, le secteur offensif est un des points chauds. Huit attaquants postulent pour trois places, dont Mevlut Erding et les jeunes Cheick Diarra et Abdoulaye Sané. « Il y a une concurrence féroce, reconnaît l'entraîneur. C'était voulu mais nous n'avions pas prévu que certains joueurs, les jeunes, soient à ce niveau-là aussi vite. À moi de faire en sorte que les joueurs le vivent bien ». Jonathan Pitroipa, 21 matchs joués en Ligue 1 cette saison, accepte la règle. « Celui qui se donne à fond à l'entraînement et est le plus en forme aura sa place. C'est le coach qui voit. J'ai vécu la concurrence à Hambourg, je connais. Ce n'est pas facile d'être sur le banc car tu as toujours envie de jouer ou de participer à la victoire. »
L'international burkinabé prône la primauté du collectif : « Lorsqu'on prend les points, c'est grâce à toute l'équipe et pas seulement aux onze qui ont joué. » Car cette concurrence pourrait engendrer des frustrations. « J'espère qu'on va rester soudés car nous avons une bonne équipe qui peut vraiment aller loin », demande finalement Jonathan Pitroipa.
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