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L'uritrottoir, solution contre les pipis sauvages à Rennes ?
Mots clés : Urbanisme
Rennes cherche à éradiquer les soulagements intempestifs. « L’uritrottoir » fait partie des idées. Mi-pissotière, mi-compost, il transforme l’urine en engrais.

Où sont les toilettes publiques ? Tout fêtard s’est déjà posé la question, ainsi que les riverains ulcérés par ceux qui se soulagent sur leur porte. Certes, la Ville a mis en ligne une carte des vespasiennes.

Mais la demande de toilettes supplémentaires revient fréquemment dans les consultations de la population. Et l’odeur de certains coins sombres montre que tout le monde n’a pas la patience d’atteindre les lieux dédiés… ou même de les chercher.

Parmi les diverses solutions étudiées par Rennes, il y a les uritrottoirs. Des mini-sanisettes sèches
à base de paille, à placer dans les recoins « stratégiques ». Gratuites, elles ne sentent pas et transforment l’urine en engrais.

Ses deux inventeurs nantais, Laurent Lebot et Victor Massip, sont en contact avec la Ville. « L’urine vaut de l’or ! », sourit Laurent Lebot. « C’est de l’azote, du phosphore et de l’eau. Mélangé à de la matière sèche, c’est collecté et composté sur une plateforme. Cela devient de l’amendement pour les plantes. Mais pas pour les légumes, à cause des résidus de médicaments dans l’urine. »

Ces boîtes discrètes, réservées à la petite commission, ne remplacent pas les traditionnelles vespasiennes. Elles ne sont pas raccordées au réseau d’assainissement. En revanche, elles sont bardées de technologie et connectées entre elles.

« Un maître-toilettes peut gérer la flotte  d’uritrottoirs et remplacer la matière sèche en temps réel. Le modèle large peut contenir 600 pipis. Le petit, 300. » Si la solution « uritrottoirs » est retenue, où voudriezvous qu’ils soient placés ? Vous pouvez donner vos suggestions sur notre carte participative.

Normalisation de l'incivilité ?

Nantes doit mener au printemps une expérimentation duritrottoirs en conditions réelles. Rennes regardera avec intérêt, même si aucun achat nest prévu pour linstant. Coût dun uritrottoir standard : 3 000 . « Les services de propreté dépensent beaucoup deau et de temps pour nettoyer les souillures. Cest un coût évité. »

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  • 7 février 2017, 13h43 - Commentaire de : Olympe de Gouges, Rennes

    Et les femmes?

    c'est une bonne idée. penser par des hommes pour des hommes.

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