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A Rennes, le casse-tête pour rénover le centre ancien
Mots clés : centre-ville
La deuxième phase de l’opération de renouvellement du centre ancien vient de débuter. Obligatoires, ces réhabilitations sont soumises à des normes drastiques pour protéger le patrimoine. Pourtant, en lisière du secteur protégé, les destructions de bâtiments remarquables se multiplient

La poussière vole. Elle enveloppe le couloir, noyé dans un brouillard opaque, et irrite les bronches. Les ponceuses vrillent les oreilles. Il faut se plier en deux, sous les échafaudages, pour parvenir à un escalier couvert de poudre blanchâtre.

Comme des dizaines de bâtiments du centre ancien, cet immeuble de la place du Parlement fait l’objet d’une réhabilitation dans le cadre de l’Opah-RU. Engagée en 2011 suite aux incendies successifs qui ont ravagé le centre ancien (rue d’Orléans en 2007, place Saint-Michel en 2010...), l’opération est renouvelée pour une seconde phase, jusqu’en 2023.

Elle est portée financièrement par l’Anah 2 et Rennes métropole. La réhabilitation a été confiée par la Ville
à l’aménageur Territoires publics. Entre 2011 et 2016, 750 logements et 80 immeubles ont été réhabilités. En 2016, 500 bâtiments étaient toujours considérés comme dégradés.

8 millions d’euros sont attribués chaque année à des propriétaires privés du centre historique pour les aider à rénover leur logement. Les travaux sont obligatoires. De quoi hérisser certains propriétaires, dubitatifs devant le montant des rénovations. « En moyenne 80 000 € de travaux pour une copropriété », précise Mélanie Barchino, chef de projets chez Territoires publics.

Certes, les collectivités prennent en charge 30% des travaux, mais cela reste trop pour certains propriétaires, qui préfèrent vendre, « dans 15% des cas », selon Mélanie Barchino.

Les propriétaires doivent aussi tenir compte de multiples enjeux : les normes de sécurité, les règles  architecturales, et les directives du Plan local d’urbanisme (Plu). Les critères de protection patrimoniale diffèrent également selon les zones. Certains bâtiments en marge du secteur sauvegardé ne sont pas rénovés, mais détruits.

Et les règles risquent de devenir encore plus floues quand la « loi Patrimoine », votée en juillet 2016, sera
appliquée.

Crispation

Dans le périmètre classé en 1985 en « sauvegarde et mise en valeur », les choses sont claires : toute rénovation ou destruction est soumise à laval de lArchitecte des bâtiments de France (ABF). Un point de crispation pour certains copropriétaires.

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